Marcos Ambrose revient à Montréal avec une seule idée en tête: gagner.

Pierre-Marc Durivage LA PRESSE

En fait, l'Australien a promis de revenir chez nous tant qu'il n'aura pas remporté le NAPA Pièces d'auto 200. «Je vais continuer de dire ça jusqu'à ce que je gagne la course, a-t-il indiqué. Mais si je peux compter sur une bonne voiture, on va y arriver. Et on a une très bonne voiture en série Nationwide.»

En effet, si l'on se fie à sa performance sans tache sur le circuit de l'État de New York, Ambrose sera sans doute l'homme à battre à Montréal: «On veut réussir à accomplir la même chose là-bas qu'à Watkins Glen, a-t-il dit. On est passé près à chaque année à Montréal, j'ai vraiment l'impression que le mauvais sort s'acharne sur moi.»

Ambrose caracolait en tête, l'an dernier, à Montréal quand il a commis sa seule erreur du week-end et à un bien mauvais moment: le dernier virage... du dernier tour. Carl Edwards n'en demandait pas tant et il s'est échappé pour remporter la course, sa première en circuit routier.

En 2008, l'Australien était premier à la mi-course quand il est entré trop rapidement dans les puits - «il s'est mis à pleuvoir si fort qu'on n'y voyait rien à l'entrée des puits», nous a-t-il dit, écopant d'une pénalité qui l'a finalement relégué en troisième place à la ligne d'arrivée.

Enfin, lors de la course inaugurale, en 2007, Ambrose était de nouveau en tête dans le dernier tour quand il s'est fait sortir par Robby Gordon. Heurté par l'Australien quelques tours plus tôt alors qu'il ralentissait en pensant la course neutralisée sous drapeau jaune, Gordon avait chuté au 13e rang, mais il avait fait fi des ordres des commissaires de piste et avait choisi d'aller reprendre sa place derrière Ambrose. À la relance, l'Américain, vengeur, a heurté à son tour Ambrose, qui s'est finalement contenté du septième rang pendant que Gordon était disqualifié.

Justement, Ambrose ne s'est pas inquiété du retour de Gordon à Montréal cette année, soutenant qu'il s'entend maintenant bien avec le pilote américain. «Il était frustré, mais c'est néanmoins un bon perdant, a dit Ambrose. Je n'ai pas de raison de le craindre et, de toute façon, c'est un des 42 pilotes en piste sur qui je devrai me concentrer.»

Nonobstant le mauvais karma qui l'accueille chaque année au poste frontière de Lacolle, Ambrose se dit en pleine possession de ses moyens cette année, en plus de bénéficier d'un excellent bolide. «On a raffiné encore davantage la voiture de l'an dernier, ça va de mieux en mieux chaque année, j'ai confiance, a-t-il indiqué. Mais Montréal est une piste difficile, très exigeante sur la mécanique, et la météo peut avoir un impact important sur le déroulement de la course. Mais on a une bonne chance de se battre pour la tête.

«Montréal est une piste qui récompense le pilotage agressif, a poursuivi Ambrose. Il s'agit d'avoir de bons freins et de compter sur des réglages qui permettent de bien mordre dans les vibreurs.»

Pour lui donner encore un peu plus confiance, Ambrose pourra compter sur l'essentiel de son équipe de série Sprint, qui fait pourtant relâche ce week-end. «On a offert aux gars de venir à Montréal et ils ont accepté à l'unanimité ou presque, seulement quelques gars ayant choisi de rester à la maison», a dit Ambrose.

Épreuve à saveur internationale

Malgré qu'il y ait connu déception par-dessus déception, Ambrose continue d'apprécier ses visites à Montréal. «J'aime le Canada, Montréal est une belle ville, la piste est superbe, le public est fantastique, c'est vraiment bien de piloter ici, a-t-il affirmé. C'est notre seule course à saveur internationale, ça ne nous arrive pas souvent de devoir utiliser nos passeports! C'est vraiment bien de pouvoir courir devant un public différent.

«De plus, la piste est en ville, c'est un changement de cadre qui est bien apprécié par rapport aux nombreuses pistes que l'on fréquente qui sont en rase campagne, a-t-il conclu. C'est agréable de se sentir en ville.»