Scott Dixon et Dario Franchitti, qui dominent en IndyCar depuis deux ans, espèrent que la course Honda Indy d'Edmonton, dimanche, leur permettra de battre le meneur aux points Will Power, ce qui leur redonnerait une certaine dose de confiance.

LA PRESSE CANADIENNE

«L'an dernier a été exceptionnel parce que Scott et moi avons remporté plus de la moitié des courses et le championnat, a dit Franchitti, de l'équipe Target Chip Ganassi. Nous n'avons pas été aussi dominants cette année, mais nous sommes tous les deux dans la lutte pour le titre, et nous sommes tous les deux déterminés à redevenir champions.»

Franchitti a triomphé cinq fois en route vers un deuxième titre Indy, l'an dernier, mais il n'a gagné qu'une seule course cette saison, les 500 Milles d'Indianapolis.

Power, de l'écurie Penske, est le seul à avoir remporté plus d'une course en 2010. Il totalise 377 points, 42 de plus que Franchitti, qui est deuxième, et 78 de plus que Dixon, troisième. C'est une avance qui n'est pas si grande, car une victoire rapporte 50 points.

Franchitti est monté sur le podium cinq fois cette année, mais il a souvent vu de petites erreurs lui coûter des victoires. «Il y a eu des courses où cela n'été qu'une question de malchance, a dit Franchitti. En Iowa, nous étions en tête et la voiture était très dominante, mais la boîte de vitesses a flanché (menant à une 18e place). Il y a eu des petites choses comme ça.»

Dixon est le meneur en carrière en IRL avec 22 gains, mais il ne connait pas en ce moment les grands succès d'antan. En 2008 il a prévalu six fois, incluant à Edmonton, et a mérité le titre de la série. L'an dernier, il a inscrit cinq victoires et a terminé deuxième derrière Franchitti. Cette saison le Néo-Zélandais n'a obtenu qu'une seule victoire, au Kansas, mais il a dû composer avec de piètres résultats en qualifications. Il n'a pas encore amorcé de cours en pole position, cette année.

«C'est frustrant, a reconnu Dixon qui, même s'il n'est pas si loin de Power, sait qu'il ne peut se permettre de perdre beaucoup de terrain. Peut-être que c'est la loi de la moyenne qui nous rattrape.»

Le Québécois Alexandre Tagliani espère que la course lui permettra un résultat à la hauteur de ses efforts lors de sa cinquième présence sur le tracé de l'aéroport municipal de la deuxième plus grande ville albertaine.

L'an dernier, le pilote de Lachenaie y a terminé 13e, mais il connaît le chemin de la victoire, ayant remporté la course de la série NASCAR Canadian Tire en 2008.

«La piste d'Edmonton est très différente de celle de Toronto, a mentionné Tagliani. Elle est très bosselée et la configuration de la piste semble être trois tracés en un. Du virage 2 jusqu'au virage 6, elle ressemble à un circuit routier alors que les 7e et 8e virages sont similaires à un circuit urbain avec ces murs de ciment qui ceinturent cette portion de la piste.

«Les virages 9 et 10 sont typiques d'un circuit d'aéroport comme celui de Cleveland. La piste est très exigeante pour les pilotes, surtout lorsqu'on arrive en fin d'une étape de ravitaillement en course. Il est également difficile de doubler sur ce circuit, mais lorsque ça ce produit, c'est de la haute voltige.»

En réunion extraordinaire du conseil municipal, mercredi, la ville d'Edmonton a par ailleurs décidé d'accueillir la course pendant au moins trois ans de plus. L'organisation sera confiée à François Dumontier, qui est déjà le promoteur du Grand Prix du Canada de F1 et de la course Nationwide du NASCAR à Montréal.