«Je me demandais si je pourrais jamais rentrer chez moi», a raconté à quelques jours de son Grand Prix national de Formule 1 le pilote japonais Kamui Kobayashi (Sauber), évoquant ses impressions au moment du séisme et du tsunami ayant causé l'accident nucléaire de Fukushima le 11 mars dernier.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Je testais notre nouvelle voiture au Japon ce jour. C'était la dernière journée des essais finaux d'avant-saison. Le matin, les nouvelles n'étaient pas si mauvaises. Mais ensuite elles ont empiré d'heure en heure. J'avais du mal à croire tout ce qui se passait», s'est souvenu Kobayashi.

«Ça me faisait penser à la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Et que ceci se produise dans un aussi petit pays que le Japon m'a fait me demander si je pourrais jamais rentrer chez moi. Ce n'était pas une belle impression. Ce n'était pas simple. C'était très émouvant», a-t-il poursuivi.

Depuis lors, le Japon a «récupéré» de manière «impressionnante», «grâce à l'aide extérieure» et «parce que le peuple japonais est très fort» et solidaire, a estimé le pilote Sauber, qui a indiqué «être rentré directement au Japon après les essais de Barcelone» et «assez souvent» ensuite.

«Il reste encore du chemin à parcourir, mais les progrès réalisés ont été remarquables», a-t-il observé, se réjouissant que le GP de F1, un évènement «très positif pour les gens et pour le pays», se tienne le 9 octobre à Suzuka (centre), à quelque 500 km de Fukushima, «malgré la tragédie».

Kamui Kobayashi a lancé une application informatique payante pour récolter des fonds pour son pays. Il a aussi invité un groupe de 60 personnes, un choeur de jeunes filles venues de la ville de Minami-Soma appartenant à la préfecture de Fukushima, à Suzuka la semaine prochaine.

Le Japonais a terminé 7e du dernier GP du Japon, un rang devant son coéquipier d'alors, l'Allemand Nick Heidfeld (8e), ce qui avait correspondu au meilleur résultat de Sauber en 2010. «Cette année, nous sommes sans aucun doute plus compétitifs que l'an dernier», a observé Kobayashi.