Il en était hier à sa première expérience sur circuit ovale au volant d'une voiture Nextel. Qui plus est, il s'agissait d'un bolide de l'ancienne génération, celle qui sera reléguée aux oubliettes avec l'arrivée progressive de la «Voiture de demain». Qu'à cela ne tienne, Carpentier affichait déjà à son cinquième tour des chronos comparables aux pilotes présents (Eliott Sadler et A.J. Allmendinger). Comme adaptation à un nouveau bolide, on a déjà vu pire.

Pierre-Marc Durivage
Pierre-Marc Durivage

Il en était hier à sa première expérience sur circuit ovale au volant d'une voiture Nextel. Qui plus est, il s'agissait d'un bolide de l'ancienne génération, celle qui sera reléguée aux oubliettes avec l'arrivée progressive de la «Voiture de demain». Qu'à cela ne tienne, Carpentier affichait déjà à son cinquième tour des chronos comparables aux pilotes présents (Eliott Sadler et A.J. Allmendinger). Comme adaptation à un nouveau bolide, on a déjà vu pire.

Le Québécois a finalement complété sa journée de travail avec en banque plus d'une centaine de tours du Kentucky Speedway. Ses chronos sont demeurés fort convenables, à tel point que son meilleur temps a été un dixième de seconde plus rapide que celui du vétéran Sadler, l'autre pilote qui effectuait des tests pour l'écurie Gillett-Evernham Motorsports.

«J'ai vraiment aimé ça, a déclaré Carpentier quand La Presse l'a joint au téléphone. J'ai adoré la voiture et les gens ont semblé vraiment impressionnés. Et je n'ai pas crashé!»

Les gens de Gillett-Evernham avaient concocté pour Carpentier un cocktail d'ajustements aussi varié que possible, histoire de voir comment se débrouillerait le Québécois en piste. Ce dernier a semble-t-il touché la cible. «Je pense qu'ils ont trouvé que j'ai fait du bon travail, a estimé Carpentier. Mon ingénieur Rodney Childers semble avoir apprécié le feedback que je lui donnais. Tout le monde semble satisfait.»

Le dernier contact de Carpentier avec une voiture de série Nextel remontait à un peu plus d'un mois, lors de l'épreuve de Watkins Glen, Il avait eu seulement quelques heures pour se familiariser avec la version «Car of Tomorrow» de la Dodge Avenger No 10 normalement réservée à Scott Riggs. Parti de la 37e place, il avait terminé 22e après une course inspirée au cours de laquelle il avait roulé en tête pendant sept tours devant les monstres Jeff Gordon et Tony Stewart.

Chaussée de pneus ultradurs et d'un moteur d'essai amputé de 20 à 30 chevaux, la voiture d'hier n'était manifestement pas la même bête qu'il avait à dompter. Carpentier a toutefois pu bénéficier des conseils de Sadler, actuellement 25e au classement de la Coupe Nextel. «C'est vraiment bien de travailler avec lui, a indiqué Carpentier. Il a fait comme à Watkins Glen et m'a donné toutes sortes de conseils en plus de partager avec moi ses données techniques.»

Le test d'hier représentait pour Carpentier un autre passage obligé qu'il ne fallait pas louper dans l'entreprise visant à lui dénicher un volant en NASCAR. «J'ai ressenti le même genre de pression hier que lors de ma première course en NASCAR, à Montréal (le 4 août dernier), a expliqué Carpentier. Comme à Montréal, si j'avais raté mon coup hier, c'est là que ça s'arrêtait.»

Ainsi, les prochains jours pourraient être cruciaux pour Carpentier. Lui et son agent Robert Desrosiers passeront les prochains jours en Caroline du Nord pour discuter de la suite des choses avec les gens de Gillett-Evernham.

On devrait aussi en savoir plus quant aux chances de voir le pilote de Joliette disputer une course en ovale au volant d'une voiture de la série Busch d'ici la fin de la saison. Une rencontre à cet effet aura lieu demain avec Armando Fitz, celui qui avait confié l'un de ses bolides à Carpentier à Montréal et à Watkins Glen.

Décidément, au rythme où les choses vont pour Carpentier et Villeneuve en NASCAR, on pourrait se retrouver avant longtemps avec deux pilotes de chez nous dans le grand circuit américain. «J'aimerais tellement ça courir avec Jacques l'an prochain», a avoué Carpentier.

Quelqu'un a parlé de rivalité?