«Je suis vraiment excité, s'est exclamé Villeneuve, hier. Je ne sais pas à quoi m'attendre, c'est complètement nouveau pour moi. Y a des gars qui sont là depuis longtemps, ils roulent vite, ils connaissent tous les petits trucs. D'être capable de tourner vite tout seul en piste, ce n'est pas ça qui compte. Par contre, être en mesure de sortir pour un tour de qualification et ensuite aller rouler dans le trafic, ça c'est autre chose.»

Pierre-Marc Durivage

«Je suis vraiment excité, s'est exclamé Villeneuve, hier. Je ne sais pas à quoi m'attendre, c'est complètement nouveau pour moi. Y a des gars qui sont là depuis longtemps, ils roulent vite, ils connaissent tous les petits trucs. D'être capable de tourner vite tout seul en piste, ce n'est pas ça qui compte. Par contre, être en mesure de sortir pour un tour de qualification et ensuite aller rouler dans le trafic, ça c'est autre chose.»

Le pilote québécois se sent réellement comme une recrue et il apprécie cela à plus d'un point de vue. D'abord, il va bénéficier d'une demi-heure de plus d'essais, en matinée. «C'est là qu'on va pouvoir pratiquer les entrées aux puits, surtout parce qu'il y a moins de trafic sur la piste, a-t-il expliqué. En course, c'est le genre de choses qui peut devenir critique. Surtout que l'entrée des puits est très serrée, ici.»

Mais il avoue aussi que le fait d'être un nouveau-venu le pousse à être davantage attentif à ce qui se passe autour de lui. «C'est le fun d'être une recrue. Les recrues ont droit à l'erreur», a-t-il commencé par blaguer avant de poursuivre, plus sérieusement.«C'est là que tu apprends le plus, que tu es ouvert à tout, que tu emmagasines le plus. C'est là que tu travailles le mieux. Quand ça fait 10 ans que tu es là, tu es peut-être un peu moins concentré.»

Qu'on se le dise : Jacques Villeneuve est venu pour apprendre. Disons qu'on l'a déjà entendue celle-là. N'empêche, la victoire n'est absolument pas son objectif. «Ce qui est important, c'est de me préparer pour l'année prochaine, a-t-il soutenu. Ce n'est pas le résultat en tant que tel qui compte, mais bien comment on se débrouille pendant les arrêts au puits, comment se fait le travail avec l'éclaireur. Tant mieux si on finit en haut du classement je ne vais quand même pas dire que je veux finir en arrière pour mieux voir comment ça se passe, mais on est ici pour apprendre.»

Il est aussi conscient que ses compétiteurs ne vont pas l'accueillir en tapissant la piste de pétales de marguerites. «C'est normal, je ferais la même chose, a dit Villeneuve. Heureusement d'ailleurs, sinon ce ne serait pas des compétiteurs. Je viens manger leur pain, c'est sûr qu'il va y avoir des réactions.» Il ne devrait toutefois pas avoir de problème avec Mike Skinner et Johnny Benson, ses deux coéquipiers chez Bill Davis Racing. Mais il ne devra pas compter sur eux pour lui montrer le chemin. «Skinner et Benson vont se soucier de leur championnat, a tranché Villeneuve. Mais je pense qu'ils ne vont pas me causer de problème. Après tout, je ne viens pas leur enlever leur bacon.»

Pas à eux, non, mais il y en a d'autres qui ne pensent pas de la même façon. On verra demain en piste. Les activités commencent dès 7 h 30 pour Villeneuve. Une longue journée en perspective.