Il est toujours possible que le Grand Prix du Canada soit disputé le 14 juin, mais les échéances se rapprochent rapidement pour les organisateurs.

Michel Marois Michel Marois
La Presse

Le promoteur de l’évènement, François Dumontier, a indiqué mardi que les préparatifs se poursuivaient, mais qu’une décision finale serait prise entre la mi-avril et le 1er mai.

« La vente des billets continue, mais on est lucides, a rappelé Dumontier. La situation évolue d’heure en heure. Le montage de nos installations nécessite un peu plus d’un mois, ce qui nous laisse encore du temps pour prendre une décision. Plusieurs de nos fournisseurs sont toutefois présentement à l’arrêt et il faudra voir s’ils peuvent reprendre leurs activités d’ici la fin avril. »

Déjà, les huit premières épreuves du Championnat du monde de F1 2020 ont été annulées ou reportées, les organisateurs du Grand Prix d’Azerbaïdjan, l’épreuve prévue la semaine précédant celle du Canada, en ayant fait l’annonce lundi.

« Dans leur cas, l’annonce est venue plus rapidement, car le circuit de Bakou est aménagé dans les rues de la ville et parce que le montage des installations nécessite plus de temps. Nous avons une plus grande marge de manœuvre. »

Dumontier a quand même reconnu que les probabilités étaient élevées pour que le Grand Prix soit reporté. « Nous sommes en discussions constantes avec les deux paliers de gouvernement, la ville, Tourisme-Montréal, ainsi qu’avec les responsables de la F1 et des autres Grands Prix. Plusieurs facteurs doivent être considérés, ici au Québec, mais aussi partout dans le monde. La question des frontières est évidemment déterminante, la possibilité de voyager d’un pays à l’autre aussi.

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

François Dumontier

« Pour l’instant, il y a deux possibilités : soit le Grand Prix est disputé comme prévu le 14 juin dans de bonnes conditions pour les spectateurs et les participants, soit il est reporté plus tard en 2020. Nous n’envisageons pas l’annulation, à moins que toute la saison soit annulée. »

Les dirigeants de la F1 ont indiqué lundi qu’ils espéraient mettre sur pied un Championnat réduit et Dumontier a assuré que le Grand Prix du Canada faisait partie des épreuves prévues.

« Le calendrier serait complètement chamboulé, mais le Canada y serait. On ne peut pas faire ça en novembre, mais les différents scénarios nous placent quelque part entre la fin de l’été et l’automne. »

Une saison prolongée

Le grand patron de la F1, Chase Carey, espère toujours que la saison puisse s’amorcer cet été, avec un calendrier révisé comprenant entre 15 et 18 courses. Dans un communiqué publié lundi, Carey a rappelé un certain nombre de mesures adoptées la semaine dernière en accord avec la FIA et les dix équipes engagées dans le Championnat du monde de F1.

En déplaçant l’habituelle pause estivale du mois d’août à la période actuelle, en prolongeant la saison au-delà de la date prévue (29 novembre) et en combinant les épreuves de façon différente, sur plusieurs week-ends consécutifs, les dirigeants de la F1 espèrent présenter une saison significative.

« Ce n’est pas possible pour l’instant de fournir un calendrier plus précis en raison de l’évolution constante de la situation, mais nous allons graduellement en savoir davantage sur la situation dans chacun des pays hôtes de Grand Prix, ainsi que sur les possibilités d’y voyager, au cours des prochains mois », a expliqué Carey.

« Nous planifions et sommes déterminés à revenir en piste le plus tôt possible pour amorcer la saison 2020. Nous continuerons d’ici là à nous concerter avec les autorités et les experts de la santé, notre première priorité étant toujours la sécurité et la santé des amateurs, des communautés que nous visitons et de tous les membres de la famille de la F1. »