Avec déjà quatre titres mondiaux, dont trois lors des quatre dernières saisons, Lewis Hamilton est sans l'ombre d'un doute un pilote d'exception. Premier champion de couleur de toute l'histoire du sport automobile, il se démarque d'autant plus dans l'univers aseptisé de la F1 qu'il n'obéit qu'à ses propres règles.

Mis à jour le 8 juin 2018
Michel Marois
Michel Marois LA PRESSE

Il y a déjà eu des « bad boys » en Grand Prix, et certains ont même été champions du monde (les plus vieux se souviennent sûrement de James Hunt), mais ils ne se faisaient habituellement remarquer que par leur propension à conduire vite, à bien arroser leurs victoires et à collectionner les conquêtes féminines.

Véritable vedette planétaire

Hamilton est d'une autre trempe. Il est à l'heure actuelle le seul pilote automobile qui peut prétendre à un statut de vedette planétaire. Avec ses goûts pour la musique, ses tatouages et ses piercings, il ressemble davantage aux grands joueurs de soccer ou de basketball qu'aux pilotes qui l'ont précédé au palmarès de la F1.

Le pilote de 33 ans entretient d'ailleurs sa popularité en documentant, par exemple, l'évolution de son « art corporel » dans les réseaux sociaux.

Tous ses partisans ont ainsi pu découvrir presque instantanément l'ajout d'une nouvelle inscription dans son cou, il y a quelques semaines, en Chine.

Les textes et l'iconographie de ses tatouages traduisent surtout la confiance et la combativité de Hamilton. L'élément le plus spectaculaire couvre le dos de l'athlète et consiste en un crucifix surmonté de l'inscription « Still I Rise ». 

Sur son torse, un lion rugissant est accompagné des mots « Powerful Beyond Measure ». Quand il l'a dévoilé pour la première fois, sur son compte Instagram, Hamilton a expliqué : « Le lion africain symbolise la maîtrise de ses émotions. Ce lion rugit férocement et son rugissement peut être entendu à des milles. Il invoque ainsi la puissance du soleil qu'il peut déchaîner à volonté, proclamant ainsi son pouvoir dans un message qui est aussi un avertissement. »

D'autres tatouages sont inspirés par la religion, d'autres encore par la spiritualité de l'Asie, et le champion du monde y dévoile un trait de sa personnalité qui contraste un peu avec sa réputation de « jet-setter ». Ces tatouages témoignent aussi de la conscience très aiguë que Hamilton a de sa propre image.

Quelques pilotes reçoivent des salaires plus importants que lui de leur équipe en F1, mais aucun ne touche des revenus publicitaires comparables à ceux du Britannique. Ses succès y sont évidemment pour beaucoup, mais son image est le facteur qui lui permet d'intéresser de grandes entreprises qui n'ont a priori rien à voir avec le sport ou l'automobile.

Parvenu au sommet de la hiérarchie, Hamilton donne parfois l'impression qu'il est las de cette ronde incessante autour du monde. Comme en ce début de saison, alors qu'il semble un peu moins affûté. 

Ce qui ne l'empêche pas d'occuper le premier rang du classement du Championnat du monde !

Un prodige

Plusieurs très jeunes pilotes ont accédé à la F1 depuis quelques saisons.

Lewis Hamilton, lui, a été l'un des premiers à signer un contrat avec une équipe de Grand Prix alors qu'il était encore un enfant.

Plus jeune champion britannique de karting à l'âge de 10 ans, il s'est joint au programme des jeunes pilotes de McLaren deux ans plus tard, une clause de son contrat prévoyant que l'équipe aurait la priorité sur ses services s'il accédait à la F1... ce qui est arrivé en 2007.

Photo tirée du compte instagram de Lewis Hamilton

Ses jouets

Hamilton est un avide collectionneur de voitures.

Il possède aussi plusieurs des « jouets mécaniques » les plus recherchés des (riches) connaisseurs. En plus de sa Mercedes-AMG SLS, ses garages abritent notamment une McLaren P1, une Ferrari LaFerrari, une Pagani Zonta 760 LH, une Shelby Cobra 427 de 1966, une Ford Mustang GT500 de 1967, ainsi qu'une moto MV Agusta Dragster RR LH44 et une motoneige Ski Doo.

Photo tirée du compte Twitter de McLaren F1