Bien difficile de faire mieux que la rotation de partants des Dodgers de Los Angeles. Mais que dire de celle des Brewers de Milwaukee ?

Frédérick Duchesneau
Frédérick Duchesneau La Presse

Les partants des Brewers ont pu compter sur une centaine de points de moins de leur attaque que ceux des Dodgers pendant le calendrier. Ce qui ne les a pas empêchés de dominer.

Corbin Burnes (11-5, 2,43), Brandon Woodruff (9-10, 2,56) et Freddy Peralta (10-5, 2,81) sont des lanceurs étoiles. Ils ont notamment contribué au premier rang de Milwaukee dans la Nationale sur les plans des retraits au bâton et des blanchissages.

En fait, même les partants numéros 4 et 5 ont été excellents.

Cette profondeur permettra de colmater la brèche laissée par l’absence de Devin Williams (8-2, 2,50), qui met habituellement la table pour le releveur numéro 1, Josh Hader.

En rentrant chez lui, après quelques verres, le soir où Milwaukee a décroché le championnat de la division Centrale, à la fin du mois de septembre, Williams a donné un coup de poing dans un mur. De la main droite, celle avec laquelle il lance. Résultat : fracture. C’est le cas de le dire : bravo, champion.

PHOTO AARON GASH, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Devin Williams, releveur des Brewers de Milwaukee

Mais les Brewers ne sont pas à un obstacle près cette saison. En tout, ils ont fait appel à 61 joueurs – un record d’équipe –, principalement en raison de problèmes de santé, dont 9 ont été infectés par la COVID-19. Malgré cela, le gérant Craig Counsell a conduit sa troupe à une quatrième participation de suite aux séries éliminatoires.

« Simplement par sa façon de communiquer, sa façon d'utiliser ses entraîneurs, sa façon d'utiliser ses joueurs, il nous garde tous engagés », a expliqué le deuxième-but Kolten Wong.

Anthopoulos ne chôme pas

Engagés, les Brewers de Milwaukee – qui présentent par ailleurs l’un des plus géniaux logos du sport – auront besoin de l’être.

Certes, ils ont gagné sept matchs de plus que leurs adversaires, les Braves d’Atlanta. Mais ne laissons pas l’arbre – aussi gros soit-il – cacher la forêt…

D’abord, les Braves ont conclu le calendrier en force en août et septembre. Ils ont notamment remporté huit de leurs neuf derniers matchs, en route vers leur quatrième titre consécutif dans l’Est.

Ensuite, ils ont également de bons partants. Charlie Morton et Max Fried, ce n’est pas rien. Ian Anderson n’est pas vilain non plus.

Mais c’est surtout au bâton que les hommes du gérant Brian Snitker font peur. L’attaque d’Atlanta était puissante en 2020 et ça n’a pas changé.

Pourtant, eux aussi ont fait face à d’importants défis, auxquels le directeur général montréalais Alex Anthopoulos a toutefois su trouver des solutions.

Le champ extérieur d’Atlanta a été décimé cette année. Les voltigeurs vedettes Ronald Acuña Jr. et Marcell Ozuna, blessés – voire, dans le cas de ce dernier, aux prises avec la justice – n’ont accumulé que 130 matchs à deux.

Anthopoulos a réagi en allant chercher les voltigeurs Jorge Soler, Joc Pederson et Eddie Rosario. Et en rapatriant Adam Duvall de Miami.

PHOTO DERRICK TUSKAN, ASSOCIATED PRESS

Jorge Soler et Joc Pederson, voltigeurs des Braves d’Atlanta

Duvall a conclu le calendrier au deuxième échelon dans la Ligue nationale pour les circuits (38) et au premier pour les points produits (113).

Aux deuxième et troisième rangs de la ligue dans cette colonne des points produits ? Le troisième-but Austin Riley (107) et le deuxième-but Ozzie Albies (ex æquo à 106). Tous deux membres des Braves.

Avant qu’ils déménagent à Atlanta en 1966, les Braves étaient établis à Milwaukee. Comme un retour à la maison pour les fantômes de l’organisation, qui n’avait jamais croisé les Brewers en séries.

À l’inverse, ces derniers viennent d’enregistrer la meilleure saison de leur histoire à l’extérieur (50-31). Ils semblent se sentir à domicile où qu’ils jouent.

Tout est dans tout.

Affrontements en saison : égalité 3-3