Barack Obama a soulevé sa casquette pour saluer le centenaire de la Ligue des Noirs. Il a été imité par trois autres anciens présidents et une foule d’éminents leaders des droits civiques, des artistes et des sportifs dans un hommage virtuel pour souligner le centenaire de la fondation des ligues professionnelles afro-américaines. Ces ligues avaient été fondées en réponse à l'exclusion des Noirs des ligues majeures.

Jim Litke
Associated Press

Cette campagne a été lancée, lundi, avec des photos et des vidéos, entre autres, de Hank Aaron, Rachel Robinson, Derek Jeter, Colin Powell, Michael Jordan, Obama et les anciens présidents George W. Bush, Bill Clinton et Jimmy Carter sur tippingyourcap.com.

À l’origine de ces hommages, plusieurs des plus célèbres anciens joueurs des ligues des Noirs : Satchel Paige, Josh Gibson, « Cool Papa » Bell et Jackie Robinson, qui a commencé avec les Monarchs de Kansas City et a contribué à briser la barrière de la couleur dans les Ligues majeures avec les Dodgers de Brooklyn en 1947.

PHOTO MUSÉE DE LA LIGUE DES NOIRS

Satchel Paige

Peu de temps après, avec bon nombre de ses meilleurs joueurs qui ont suivi progressivement les pas de Robinson, les Ligues des Noirs ont cessé leurs opérations.

Le chanteur Tony Bennett, pointant son cœur, a soulevé une casquette des Giants de San Francisco. La Californienne Billie Jean King a opté pour les Dodgers de Los Angeles. Le président George W. Bush a salué Willie Mays, qui a commencé sa carrière professionnelle dans la Ligue des Noirs.

Le président Clinton a mentionné qu’il avait choisi une casquette des Cubs de Chicago en l’honneur d’Ernie Banks, le regretté membre du Temple de la renommée qui avait fait ses débuts dans les Ligues des Noirs.

Mais, Clinton a ajouté : « Cette casquette est aussi pour Hillary, quand finalement, les Cubs ont remporté le championnat. Bien avant cela, les ligues afro-américaines ont amélioré le baseball et amélioré aussi les États-Unis. »

Hommage public abandonné à cause de la pandémie

La cérémonie a été présentée en ligne après qu’un hommage important aux pionniers de la Ligue des Noirs, prévu le 27 juin, ait été abandonné – ainsi que les matchs – en raison de la pandémie de coronavirus. Au début, le président du musée de la Ligue de baseball des Noirs, Bob Kendrick, craignait que son projet préparé de longue date visant à honorer les hommes et les femmes qui se battaient depuis longtemps pour un match à part entière ne soit au mieux reporté.

PHOTO MUSÉE DE LA LIGUE DES NOIRS

Michael Jordan a salué du chapeau les joueurs de la Ligue des Noirs.

« Dans notre sport, il n’y a pas de plus belle marque de respect que de soulever sa casquette, a mentionné Kendrick. Et une fois que j’ai réalisé que la journée nationale de reconnaissance allait tomber à l’eau, je me suis dit :’OK, peut-être que nous pourrons le faire l’année prochaine.’Mais cela ne fait pas vraiment une différence.

« Alors, je me suis dit :’Que diriez-vous d’un hommage virtuel ? a ajouté Kendrick. Et permettez-moi de le dire, je n’aurais pu le faire seul. Je ne pourrais être plus fier de la réponse. »

Kendrick a obtenu l’aide qu’il recherchait du spécialiste des communications Dan McGinn et du partisan de longue date du musée, Joe Posnanski, rédacteur sportif pour The Athletic et auteur de The Soul of Baseball, racontant son voyage d’un an pour promouvoir le musée de Kansas City et les histoires en découlant avec la légendaire vedette de la Ligue des noirs, le défunt Buck O’Neil.

O’Neil a insufflé son dynamisme au musée pendant des décennies. Il a été agrandi à plusieurs reprises depuis que Rube Foster, aussi talentueux comme dirigeant que comme lanceur, a fondé la première Ligue nationale des Noirs dans un YMCA sur le même site en 1920.

Kendrick a souligné que l’hommage qu’il affectionne le plus est celui de la famille de Jackie Robinson.

« C’est Rachel qui soulève sa casquette, mais il y a quatre générations de femmes Robinson dans cette vidéo qui parlent de notre cause commune et cela évoque le genre d’émotions à un moment où notre pays en a vraiment besoin, a-t-il confié.

« Et vous savez, a-t-il ajouté, c’est drôle comment tout cela s’est passé. J’ai toujours pensé que s’il devait y avoir des discussions sur l’égalité raciale dans les sports, les Ligues des Noirs devraient en être au centre, car c’est ça l’histoire : elles ont triomphé de l’adversité. »