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L'ex-gérant Frank Robinson est décédé

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FRÉDÉRIC DAIGLE
La Presse Canadienne
Montréal

L'ex-gérant des Expos de Montréal Frank Robinson est décédé.

Joueur étoile - il est le seul joueur à avoir été nommé joueur par excellence dans les deux ligues - et membre du Temple de la renommée, Robinson est devenu le premier Noir à devenir gérant dans le Baseball majeur. Il était âgé de 83 ans.

Le Baseball majeur a confirmé son décès, jeudi, survenu à sa maison de Bel Air, en Californie, où il recevait des soins palliatifs.

Robinson a frappé 586 coups de circuit en carrière et gagné la Triple Couronne en 1966, alors qu'il a aidé les Orioles de Baltimore à remporter leur première Série mondiale.

Voltigeur étoile pendant 21 saisons, Robinson a complété sa carrière avec des moyennes de ,294/,389/,537, 2943 coups sûrs et 1812 points produits. Nommé recrue de l'année de la Nationale avec les Reds de Cincinnati en 1956, il a été élu joueur par excellence du même circuit en 1961. Cinq ans plus tard, il recevra le même honneur dans l'Américaine, avec les Orioles. Il a terminé dans le top-4 du scrutin en quatre autres occasions.

Choisi 14 fois pour participer au match des étoiles, celui qui a aussi évolué pour les Dodgers de Los Angeles et les Angels de la Californie a mérité un Gant d'Or, en 1958. Mais il a laissé sa marque bien plus que par ce qu'il a accompli sur les losanges.

Robinson a réalisé sa quête de devenir le premier gérant afro-américain du baseball quand les Indians de Cleveland l'ont embauché, en 1975. À sa première présence comme joueur-gérant, il a frappé un circuit.

Il a également dirigé les Giants de San Francisco, les Orioles, et les Expos, de 2002 à 2004, avant de devenir le premier gérant des Nationals de Washington à la suite du déménagement de l'équipe en vue de la saison 2005.

Plusieurs amateurs des Expos gardent un mauvais souvenir du passage de Robinson à la barre de l'équipe montréalaise. Mais ceux qui l'ont côtoyé à l'époque soulignent qu'il faut se rappeler qu'il avait été parachuté à son poste par le Baseball majeur.

«Ce que j'aimais moins de Frank, c'est qu'il disait toujours : "Nous, on est là temporairement, pour fermer les livres", s'est rappelé Marc Griffin, qui était l'analyste à la radio francophone des Expos à cette époque. Je pense que par la suite, il est retombé en amour avec les joueurs, le terrain. Ses débuts étaient plutôt difficiles, mais plus le temps passait, plus il y prenait goût.»

«Les gens n'ont pas connu le meilleur de Frank Robinson, a quant à lui indiqué Jacques Doucet, descripteur des Expos pendant 33 ans à la radio. Si on se reporte à l'époque, Frank s'en venait ici avec un mandat très précis : ça devait être la dernière saison des Expos. À ce moment-là, on ne pouvait pas le juger sur ce qu'il faisait comme gérant : il fallait le prendre avec un grain de sel, il avait un mandat très clair. L'organisation, dont le directeur général Omar Minaya, ne se souciait pas du tout des résultats sur le terrain.»

Malgré tout, Robinson s'est battu pour l'organisation et ses membres, notamment pour faciliter la vie de tous ceux qui gravitaient autour de l'équipe quand celle-ci devait se déplacer à Porto Rico pour y disputer des matchs locaux.

«Quand nous sommes allés à Porto Rico pour la première fois, Frank a su que les joueurs avaient un per diem plus élevé. Il s'est levé devant le président Tony Tavares et lui a dit que si les joueurs étaient mieux payés, les entraîneurs, comme les descripteurs et les analystes y avaient droit aussi, sinon, nous n'irions pas à Porto Rico, a rappelé Claude Raymond, qui a été un adjoint de Robinson à Montréal. Deux jours après, Tavares a confirmé que les entraîneurs auraient un surplus. Frank lui a rappelé que les journalistes devaient en avoir un aussi. Il a tenu son bout.

«Je sais qu'à Montréal, il n'a pas été aimé, [...] mais il a tout fait pour aider ce club-là.»

Après deux saisons avec les Nationals, Robinson a travaillé pendant plusieurs années aux quartiers généraux du Baseball majeur.

«La carrière de Frank Robinson est sans pareil. Il a été un précurseur dans tous les domaines et a eu un impact sur plusieurs générations, a déclaré par communiqué le commissaire du Baseball majeur, Rob Manfred. Avec les Indians de Cleveland en 1975, il a donné vie aux espoirs de Jackie Robinson en devenant le premier gérant noir de notre sport. [...] Nous sommes profondément attristés par le décès de celui qui a passé plus de 60 ans dans le baseball. »

«C'est un jour historique, mais très triste, a pour sa part indiqué John McHale, le vice-président administration et chef de l'information du Baseball majeur, dans un échange de textos avec La Presse canadienne. Il était un magnifique athlète et un extraordinaire être humain.»

Les Reds, les Orioles et les Indians ont tous retiré son no 20 et l'ont honoré en érigeant une statue devant leur stade respectif. Son nom se trouve également à l'Anneau d'honneur des Nationals.

En 2005, il a reçu la Médaille présidentielle de la Liberté, le plus haut honneur décerné à un civil aux États-Unis, pour «avoir démontré une grande force de caractère au cours de sa carrière sportive».




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