À l’image de son équipe Energy Standard, Mary-Sophie Harvey n’a cessé de progresser depuis le début de la saison de l’International Swimming League (ISL). La Québécoise et ses coéquipiers tenteront de poursuivre leur série de succès lors des demi-finales prévues ce week-end dans la ville-bulle de Budapest, en Hongrie.

Sportcom

Après avoir connu une première rencontre plus laborieuse en octobre dernier, la formation française s’est rapidement ressaisie en remportant ses trois matchs suivants, dont le plus récent, mardi, où elle a facilement devancé ses trois adversaires. Cette victoire a du même coup confirmé la deuxième place d’Energy Standard au classement final des rondes préliminaires.

« C’est sûr que nous n’avons pas eu le meilleur départ ! On ne savait pas trop à quoi s’attendre et ç’a été plus difficile, mais on s’améliore de match en match », a indiqué Mary-Sophie Harvey à Sportcom après une autre journée de compétition bien remplie.

Auteure d’une récolte de 10,5 points en trois épreuves lundi, la nageuse originaire de Trois-Rivières a ajouté 6 autres points au tableau de son équipe lors de la seconde journée. Elle a terminé 4e au 200 m papillon et au relais mixte 4 x 100 m style libre, puis 6e au 200 m style libre.

En fin de compte, Energy Standard a conclu cette dernière rencontre avec un total de 573,50 points, soit 145,5 de plus que ses plus proches poursuivants, les Tokyo Frog Kings. C’est donc avec beaucoup de confiance que Harvey abordera la demi-finale. Une étape de plus à franchir vers la défense du titre acquis en 2019.

« Les autres équipes voient l’amélioration et je pense que ça les stresse un peu, alors c’est bon pour nous. Nous sommes vraiment sur une lancée présentement et j’ai bien hâte de voir ce que ça va donner en fin de semaine. »

La formation Energy Standard devra terminer parmi les deux meilleures équipes à l’issue de la demi-finale qui se déroulera samedi et dimanche. Elle se frottera alors aux Tokyo Frog Kings, aux New York Breakers et au London Roar.

Une pause bénéfique

Même si elle savait qu’il était inévitable, le choc a été dur à encaisser pour Mary-Sophie Harvey lors de ses premières journées de compétition. Tant au niveau physique que psychologique. « C’est vraiment là que j’ai réalisé que mon manque d’entraînement était plus important que les autres nageurs », a-t-elle avoué.

De quoi piquer l’orgueil de celle qui se fait une fierté d’être une coéquipière modèle tout en représentant le fleurdelisé à l’échelle mondiale. C’est pourquoi elle a profité des deux semaines de pause qui ont suivi son premier match pour mettre les bouchées doubles à l’entraînement.

« Je voulais absolument progresser et je savais que ces deux semaines-là allaient pouvoir m’aider. À chaque entraînement, j’essayais d’améliorer des points techniques ou d’en faire un peu plus pour rattraper mon retard », a-t-elle expliqué.

Près d’un mois plus tard, force est d’admettre que cette pause a été salutaire pour Harvey qui depuis, a récolté un total de 49 points en trois rencontres. Elle a également abaissé ses marques personnelles au 200 m papillon (2 min 7,86 s), au 100 m quatre nages individuel (58,92 s), de même qu’au relais 4 x 100 m style libre (54,06 s) au passage.

« À chaque compétition, j’améliore mes temps personnels dans plusieurs épreuves. Même moi je suis surprise quand j’arrive au mur ! C’est vraiment encourageant pour la suite », a poursuivi Harvey qui souhaite à tout prix représenter le Canada aux Jeux olympiques de Tokyo.

Mais pour l’heure, l’athlète de 21 ans préfère se concentrer sur les courses à venir en ISL. Utilisée à toutes les sauces pendant la saison, elle s’attend une fois de plus à être sollicitée dans plusieurs épreuves individuelles et par équipe.

« Mon rôle principal est de reposer les autres. Je peux faire n’importe quelle course et c’est vraiment l’fun d’être utile à l’équipe. Je peux être appelée à nager à tout moment, alors je vais devoir être prête », a-t-elle conclu.