Deux nouveaux sondages brossent un tableau des rapports remodelés entretenus avec nos animaux, et chiffrent de façon plus précise l’engouement des Québécois pour les compagnons poilus.

Sylvain Sarrazin
Sylvain Sarrazin La Presse

La première étude, commandée par l’Association des médecins vétérinaires du Québec, permet d’avoir une idée plus précise de la population d’animaux domestiques actuelle dans la province. Pour la première fois, plus de la moitié des ménages, soit 52 %, accueille un chat ou un chien à domicile. Au total, on dénombrerait environ 3,25 millions de museaux dans les foyers, soit 200 000 de plus par rapport à la période prépandémique.

Sans doute avez-vous déjà eu vent du mythe de la domination du monde conspirée par les chats ? Eh bien, les petits félins semblent avoir mis en œuvre leur plan, en commençant par se faire les dents sur le Québec : ils représentent l’essentiel de l’augmentation de la présence des animaux à la maison et constitueraient désormais une véritable légion (environ 2,13 millions de chats, soit près du double du nombre de chiens, évalué à quelque 1,12 million).

Visiblement, les chats sont plus populaires chez les femmes (42 % en possèdent, contre 31 % chez les hommes), dans les ménages avec enfants, et chez les jeunes (48 % chez les 18-34 ans contre 26 % chez les 55 ans et plus).

Du côté des chiens, ils sont aussi populaires chez les hommes que chez les femmes, mais particulièrement prisés par la tranche d’âge des 35-54 ans. Notons par ailleurs que 10 % des foyers québécois hébergent à la fois un chat et un chien.

À l’échelle canadienne, on recensait en début d’année que 58 % des ménages possédaient un animal domestique, tout en observant cette même hausse de la popularité des chats.

Métro, boulot, Fido

Un autre sondage publié ce mardi par Royal Canin se penche sur les retours au bureau et les liens tissés avec les animaux domestiques, notamment ceux adoptés au cours de la pandémie et n’ayant jamais lâché les baskets de leurs maîtres.

Fait saillant : 29 % des propriétaires d’animaux canadiens indiquent qu’ils seraient davantage disposés à retourner au bureau si leur animal pouvait les accompagner.

En effet, plus de la moitié des répondants ont affirmé que leur compagnon les aide à se libérer du stress, et environ autant ont indiqué qu’il leur a apporté un soutien émotionnel durant la pandémie. L’anxiété de séparation ne concernerait pas donc seulement les animaux, mais également leurs propriétaires.

Notons cependant que Catherine Amiot, professeur de psychologie à l’UQAM, a récemment relativisé cette question du bien-être octroyé par les animaux domestiques, loin d’être absolu.

Lisez l’article « Des relations avec nos animaux pas si simples »

Conseils

Voici une série de conseils pour mieux gérer ce phénomène d’anxiété de séparation lors du retour au bureau.