(Washington) Joe Biden estime avoir marqué des points dans sa volonté de démontrer que les démocraties sont efficaces face à la Chine, et envisage à présent de rencontrer son homologue chinois Xi Jinping dans les prochains mois, a déclaré jeudi la Maison-Blanche.

Agence France-Presse

Au lendemain du retour du président des États-Unis d’Europe, où il a enchaîné les sommets du G7 et de l’OTAN, une rencontre avec les dirigeants de l’Union européenne puis un face-à-face avec son homologue russe Vladimir Poutine, Washington a tenu à dresser un bilan élogieux de son premier déplacement international.

« Joe Biden a endossé avec confiance et talent l’habit de dirigeant du monde libre au cours de ce voyage », a estimé le conseiller présidentiel pour la sécurité nationale Jake Sullivan lors d’un échange avec la presse, tout en assurant qu’il ne s’agissait pas d’une « hyperbole ». Il a estimé que son prédécesseur Donald Trump avait lui « abandonné cet habit » avec sa politique unilatéraliste et souverainiste.

Ce satisfecit sans nuance vise en partie à répondre aux critiques des républicains, qui ont accusé le président Biden de n’avoir pas suffisamment défendu les intérêts américains et d’avoir été faible face à Vladimir Poutine.

Selon Jake Sullivan, les succès de cette tournée « posent les bases pour démontrer que les démocraties peuvent apporter des résultats à leurs citoyens et aux citoyens du monde entier ».

Elle a permis une « convergence » entre « les démocraties du monde au sujet de la Chine », a-t-il plaidé.

C’est tout le cœur de la politique étrangère de Joe Biden : donner aux « démocraties » les moyens de remporter la compétition mondiale acharnée contre les « autocraties » que sont selon lui la Chine et la Russie. Cela passe par le renforcement des alliances malmenées par Donald Trump.

Le conseiller de la Maison-Blanche a expliqué que le président Biden envisageait de parler à nouveau avec Xi Jinping comme il l’a fait avec Vladimir Poutine, pour « faire le point sur la relation », car « rien ne remplace le dialogue au niveau des dirigeants ».

Jake Sullivan a laissé entendre qu’un face-à-face était possible en marge du sommet des grandes puissances du G20, qui aura lieu en octobre en Italie.

« Nous n’avons pas de projet particulier à ce stade, mais je note que les deux présidents seront probablement au G20 », a-t-il dit, tout en soulignant que cela pouvait aussi prendre la forme d’un simple « coup de téléphone ».

« Nous sommes déterminés à faire en sorte que le président Biden discute dans les prochains mois avec le président Xi », a-t-il insisté. « C’est seulement une question de savoir quand et comment. »