(Washington) « OK boomer », autrement dit « cause toujours, le baby-boomer » : l’expression, devenue virale chez les jeunes Américains, s’est frayée un chemin mercredi jusqu’à la Cour suprême des États-Unis.

Agence France-Presse

Le temple du Droit américain consacrait une audience à une affaire de discrimination à l’emploi liée à l’âge, quand son président John Roberts, 64 ans, a montré qu’il maîtrisait les codes de la Génération Z (née après 1995), ont rapporté les médias américains.

Si lors d’un recrutement, un employeur disait « OK Boomer », « est-ce que cela pourrait nourrir un recours en justice ? », a-t-il lancé, suscitant une hilarité générale.

Son confrère Stephen Breyer, 81 ans, a osé une autre blague : si j’étais employeur, « je ne voudrais personne au-dessus de 82 ans ! »

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Le juge Stephen Breyer de la Cour suprême des États-Unis

La formule « OK boomer » symbolise la frustration des jeunes générations face à leurs aînés qui semblent mépriser leurs angoisses, notamment sur le changement climatique.

Apparue il y a un an sur les réseaux sociaux prisés des plus jeunes, elle s’est envolée cet été et a fini par gagner les médias traditionnels et le grand public.