(Washington) Le sénateur républicain David Perdue a annoncé jeudi qu’il se mettait en quarantaine après avoir été en contact avec une personne souffrant de la COVID-19, interrompant sa campagne moins d’une semaine avant une double élection sénatoriale cruciale dans l’État américain de Géorgie.  

Agence France-Presse

Les démocrates espèrent arracher mardi deux sièges du Sénat américain, tenus par des républicains, leur donnant alors le contrôle de la chambre haute en plus de la Chambre des représentants et de la Maison-Blanche, lorsque Joe Biden deviendra président, le 20 janvier.  

Les enjeux sont tels pour la politique américaine que Donald Trump et le président démocrate élu feront chacun campagne lundi pour leurs candidats dans cet État du Sud, historiquement conservateur.  

David Perdue devait justement apparaître aux côtés du milliardaire républicain lors d’un rassemblement lundi soir dans un fief conservateur de la Géorgie.  

Dans un communiqué, son équipe a expliqué que le sénateur républicain avait été en « contact étroit » avec une personne travaillant pour sa campagne qui avait été déclarée positive au nouveau coronavirus. Mais sans préciser s’il pourrait participer au rassemblement avec Donald Trump.  

« Le sénateur Perdue et son épouse ont été testés négatifs aujourd’hui mais sur les conseils de son docteur […] ils vont se mettre en quarantaine », est-il écrit.  

Sénateur depuis 2015, l’homme d’affaires David Perdue, 71 ans, affrontera le 5 janvier le démocrate Jon Ossoff, un ex-collaborateur parlementaire et journaliste d’investigation âgé de 33 ans. Le même jour, le deuxième siège de sénateur pour la Géorgie sera également en jeu, un fait rare.

La sénatrice républicaine Kelly Loeffler, 50 ans, fera face au démocrate Raphael Warnock, 51 ans, pasteur dans l’ancienne église de Martin Luther King à Atlanta, capitale de la Géorgie.  

Si les démocrates remportaient ces deux sièges, ils arriveraient à égalité au Sénat avec 50 sénateurs contre 50 pour les républicains. La future vice-présidente démocrate Kamala Harris pourrait alors, comme le veut la Constitution, départager les votes.