(Wilmington) Le président élu des États-Unis Joe Biden a dit lundi voir un signe d’« espoir » dans l’annonce par les laboratoires Pfizer et BioNTech d’un vaccin « efficace à 90 % » contre la COVID-19, tout en prévenant que la « bataille » était encore loin d’être gagnée.

Agence France-Presse

« Je félicite les femmes et les hommes talentueux qui ont contribué à réaliser cette percée et à nous apporter tant de raisons d’espérer », a-t-il dit dans un communiqué, indiquant que ses conseillers en santé publique avaient été informés dès dimanche soir de cette « excellente nouvelle ».

« Il est dans le même temps important de réaliser qu’il faudra encore des mois avant que ne se termine la bataille contre la COVID-19 », a ajouté le démocrate, rappelant que « dans l’immédiat », le port du masque restait « une arme plus efficace contre le virus que le vaccin ».

Accompagné de sa future vice-présidente Kamala Harris, il doit s’exprimer lundi depuis sa ville de Wilmington, dans le Delaware, sur la feuille de route qu’il entend suivre dès le début de sa présidence pour sortir le pays de la crise sanitaire et économique.

Joe Biden avait dévoilé plus tôt lundi les noms des spécialistes qui composeront sa cellule de crise chargée de lutter contre la pandémie de COVID-19, priorité de son futur gouvernement.

Elle sera dirigée par trois personnes : David Kessler, épidémiologiste et ancien directeur de l’Agence américaine des médicaments (FDA), Vivek Murthy, ancien administrateur fédéral des services de santé publique, et Marcella Nunez-Smith, professeure en santé publique et épidémiologie à l’université de Yale.

La cellule de crise de la Maison-Blanche, qui comptera dix autres membres aux profils variés, « contribuera à façonner ma réponse » face à la pandémie, « l’une des batailles les plus importantes qu’aura à mener mon gouvernement », avait dit dans un communiqué le président élu.

« Je serai guidé par la science et les experts », a-t-il insisté dans un contraste avec le président sortant Donald Trump, accusé d’avoir longtemps minimisé la pandémie et de ne pas avoir toujours tenu compte des recommandations de sa cellule de crise.

Le milliardaire républicain a salué lundi une « excellente nouvelle » après l’annonce des laboratoires Pfizer sur le vaccin.

L’administration Trump a déboursé plus de 9 milliards de dollars auprès de développeurs de vaccins avec l’objectif de pouvoir vacciner au plus vite l’ensemble des Américains.

Près de 10 millions de cas de contamination au nouveau coronavirus ont été recensés depuis le début de la pandémie aux États-Unis, pays le plus endeuillé au monde par la COVID-19, avec plus de 237 000 décès.