Une femme soupçonnée d’avoir envoyé à partir du Canada une enveloppe destinée au président américain Donald Trump et contenant un puissant poison a été arrêtée à la frontière canado-américaine dimanche.

Vincent Larouche Vincent Larouche
La Presse

Un porte-parole de l’agence fédérale de la protection des frontières des États-Unis a confirmé à La Presse dimanche soir que l’arrestation a eu lieu au poste frontalier du Peace Bridge, le pont qui relie la ville ontarienne de Fort Erie, près des chutes Niagara, avec la ville de Buffalo, dans l’État de New York.

Le porte-parole n’a pas voulu confirmer les informations du réseau CNN, selon lesquelles la femme avait une arme à feu en sa possession. La suspecte doit comparaître devant un juge lundi matin aux États-Unis.

« Une arrestation a eu lieu, d’une personne soupçonnée d’être responsable de l’envoie d’une lettre suspecte. L’enquête se poursuit. Nous ne pouvons fournir plus d’informations à ce moment », a déclaré de son côté une porte parole du FBI à Washington, dans un courriel à La Presse.

La lettre adressée président Donald Trump contenait de la ricine, un puissant poison 6000 fois plus toxique que le cyanure. Elle a été découverte dans une installation qui filtre le courrier adressé à la Maison-Blanche la semaine dernière.

Une photo de la lettre publiée par la chaîne CNN montre que le code postal du centre de tri de Ville Saint-Laurent a été étampé sur l’enveloppe, ce qui semble indiquer qu’elle aurait transité par Montréal. Le réseau télévisé américain a cité une source proche de l’enquête selon laquelle la lettre aurait été postée à partir de Saint-Hubert, en Montérégie.

La GRC a confirmé avoir apporté son aide au FBI dans le cadre de cette affaire.

Les médias américains ont rapporté que l’enquête porte aussi sur d’autres lettres envoyées à des adresses au Texas, possiblement par la même personne.

En 2014, un homme du Mississippi a été condamné à 25 ans de prison pour avoir envoyé des lettres contaminées à la ricine au président Obama ainsi qu’à une juge et à un sénateur républicain. La même année, une actrice du Texas a été condamnée à 18 ans de prison pour avoir envoyé elle aussi une enveloppe contenant de la ricine au président Obama, dans un dossier distinct.