(Washington) Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a assuré mercredi que Donald Trump avait bien mis personnellement en garde le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov contre toute « ingérence » de Moscou dans les élections américaines, malgré le démenti de ce dernier.

Agence France-Presse

« Il ne fait aucun doute que le président Trump a dit clairement, durant la réunion qu’il a eue avec le ministre Lavrov et le reste de la délégation russe, que lui-même personnellement, et l’Amérique en général, trouvaient leur ingérence dans nos élections inacceptable », a déclaré le secrétaire d’État américain lors d’une conférence de presse à Washington.

Sergueï Lavrov a été reçu mardi par le président des États-Unis dans le Bureau ovale, à l’abri des médias.

La Maison-Blanche a ensuite rapporté que le milliardaire républicain avait « mis en garde contre toute tentative d’ingérence de la part de la Russie dans les élections américaines. Dans un tweet agrémenté d’une photo de lui assis, tout sourire, à son bureau avec son invité russe debout juste à côté, Donald Trump a aussi assuré avoir évoqué « l’ingérence électorale » dans cette « très bonne réunion ».

Une position ferme qui tranche avec ses atermoiements passés sur cette question brûlante : Donald Trump a souvent minimisé les accusations pourtant formelles du renseignement américain sur une ingérence russe dans l’élection qu’il a remportée en 2016.

Mais dans la foulée, le chef de la diplomatie russe avait nié avoir reçu directement cet avertissement de la bouche de l’ex-homme d’affaires new-yorkais.

 « En fait nous n’avons même pas parlé d’élections », a-t-il dit à la presse à l’issue de sa visite à Washington.

 « Ce n’est pas le reflet précis de cette réunion telle que je m’en souviens », a ironisé mercredi Mike Pompeo, qui avait lui publiquement mis en garde Sergueï Lavrov sur de nouvelles ingérences lors de la présidentielle américaine de 2020 au cours d’une conférence de presse commune, avant le passage à la Maison-Blanche.

La volonté de rapprochement entre les deux pays rivaux, exprimée par Donald Trump comme par son homologue russe Vladimir Poutine, se heurte depuis trois ans à ces accusations d’ingérence russe.