(Washington) «Vous devriez avoir honte!» : la première dame des États-Unis, Melania Trump, est sortie de sa réserve habituelle pour attaquer une universitaire qui venait de mentionner son fils Barron lors d’une audition au Congrès.

Agence France-Presse

Interrogée dans le cadre de la procédure en destitution ouverte contre Donald Trump, Pamela Karlan, professeure de droit à l’Université de Stanford, a souligné mercredi que la Constitution américaine ne donnait pas au président le pouvoir absolu d’un roi.  

AP

Pamela Karlan

«Donald Trump peut appeler son fils Barron mais ne peut pas en faire un baron», a-t-elle plaisanté pour illustrer son propos.

Barron Trump, 13 ans, est le troisième fils de Donald Trump et l’unique enfant de Melania, qui a immédiatement laissé libre court à son courroux.

«Un enfant mineur mérite le respect de sa vie privée et doit être tenu à l’écart de la politique», a-elle écrit dans un message sur Twitter que son mari s’est empressé de retweeter.  

«Pamela Karlan, vous devriez avoir honte de vos courbettes politiques, évidemment partisanes et d’utiliser un enfant pour ça», a poursuivi l’ancien mannequin qui, contrairement à son époux, se contente d’ordinaire de messages consensuels sur le réseau social.

Au Congrès, les élus républicains ont également pris à partie l’universitaire. «Attaquer Barron Trump, un mineur, ne donne pas de crédibilité à vos arguments mais vous donne l’air méchant», lui a lancé l’élu Matt Gaetz, après l’avoir interrogée sur ses dons à des candidats démocrates.

Quelques instants plus tard, celle-ci s’est excusée d’avoir évoqué le fils du président. «J’ai eu tort. J’aimerais que le président s’excuse pour les choses qu’il a faites et qui sont mauvaises, mais je regrette d’avoir tenu ces propos», a-t-elle déclaré l’air contrit.

Mme Karlan, comme deux autres experts en droit constitutionnels invités à témoigner par des élus démocrates, a estimé que l’enquête en destitution contre Donald Trump était justifiée. Pour elle, le président s’était rendu coupable d’un «abus de pouvoir» en demandant à l’Ukraine d’enquêter sur un de ses rivaux potentiels à la présidentielle de 2020.

Le président nie avoir exercé des pressions sur Kiev et se dit victime d’une machination politique.