(Washington) Une partie des États-Unis était mercredi sous la neige, des tempêtes perturbant les transports à la veille du jour férié de Thanksgiving, l’une des périodes les plus chargées de l’année sur les routes et dans le ciel.

Agence France-Presse

«Un événement météorologique extrêmement actif est en place à travers la plupart des États-Unis», a indiqué le service météorologique (NWS) dans un bulletin d’alerte.

Voitures sur le bas-côté, camions bloqués: dans l’ouest et le Midwest, de multiples routes ont été coupées après des tempêtes de neige et des centaines de vols ont été annulés à cause des vents forts. Environ 55 millions de personnes sont attendues sur les routes ou dans les airs pour ce long week-end dévolu à la famille.

À New York, le vent pourrait aussi obliger les organisateurs à clouer au sol les ballons géants de la traditionnelle parade de Thanksgiving prévue jeudi matin.

La neige et le blizzard ont d’abord touché le Colorado et le Wyoming, et se déplaçaient mercredi vers l’est et la région des Grands Lacs.

À Denver, où il est tombé mardi 30 cm de neige, près de 500 vols ont été annulés et 500 autres retardés, forçant un millier de passagers à dormir à l’aéroport lundi soir.

Le vol d’une passagère, Sonya Washington, prévu lundi soir pour Atlanta a été retardé de deux heures avant d’être annulé. Le prochain vol direct est prévu seulement jeudi soir. «Thanskgiving sera alors passé», s’est-elle désolée auprès du Denver Post.

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On a dénombré plus de 460 annulations de vol mardi à l'aéroport international de Denver.

Dans le sud de l’Oregon et le nord de la Californie, les autorités ont conseillé à la population de rester chez elle en prévision d’une possible «bombe cyclonique» : la chute rapide et massive de la pression de l’air au cœur d’un orage qui provoque des vents violents.

À Lake Tahoe dans le Nevada, les rafales de vent ont atteint 155 km/h, la force d’un ouragan de catégorie 2.

«La chute (de la pression) crée un système météorologique qui arrive comme si une bombe explosait», a expliqué le quotidien Oregonian.

C’est la première fois depuis 1962 qu’un événement aussi violent touche le nord-ouest du pays, a souligné Marc Spilde du NWS.

L’hiver dernier, le nord des États-Unis avait vécu une vague de froid historique avec des records de basses températures qui ont fait une vingtaine de morts en une semaine fin janvier.