Le patron du Secret Service (USSS), la prestigieuse police d'élite chargée de la protection du président des États-Unis, va quitter prochainement son poste, a annoncé lundi la Maison-Blanche sans donner les raisons de ce départ inattendu.

Mis à jour le 8 avr. 2019
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Le directeur du Secret Service, Randolph Alles [...] partira prochainement et le président Trump a choisi James Murray, qui a fait sa carrière au sein de l'USSS, pour le remplacer à partir de mai», a indiqué Sarah Huckabee Sanders, porte-parole de l'exécutif américain.

Cette annonce intervient au lendemain de celle du départ de la secrétaire à la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen. Fort de plus de 6500 hommes et femmes, le Secret Service est rattaché à ce ministère.

Elle intervient aussi 10 jours après l'interpellation d'une Chinoise qui s'était introduite, en possession de plusieurs téléphones et d'un «logiciel malveillant», dans le club de Mar-a-Lago en Floride où le président Donald Trump passait le week-end.

Interrogé mercredi sur cet incident, M. Trump n'avait émis aucune critique sur le Secret Service. «Ils ont fait un travail fantastique depuis le premier jour. Je suis très content d'eux», avait-il affirmé.

Dans un message à ses équipes, M. Alles a assuré avoir été informé il y a deux semaines, donc avant l'arrestation de Floride, de changements à venir au sein du département de la Sécurité intérieure. Il est cependant resté évasif sur les raisons de son départ.

M. Alles «a fait un très bon travail au cours des deux années écoulées et le président le remercie pour ses plus de 40 années au service de notre pays», a ajouté Sarah Huckabee Sanders dans un bref communiqué.

De son côté, Chuck Schumer, le chef de la minorité démocrate au Sénat, a estimé que le directeur sortant du Secret Service devrait témoigner devant le Congrès «dès que possible» concernant l'incident de Mar-a-Lago.

Au-delà de celle du président lui-même, le Secret Service est aussi responsable de la sécurité à vie des anciens présidents et vice-présidents, de leurs familles, des candidats à la présidentielle et des chefs d'État et de gouvernement étrangers en visite officielle.

REUTERS

Randolph Alles