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Tuerie en Californie: les questions persistent

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KRYSTA FAURIA, JONATHAN J. COOPER
Associated Press
Thousand Oaks

Des centaines de personnes se sont rassemblées jeudi soir pour se souvenir de la douzaine de victimes abattues par un ancien membre des Marines au Borderline Bar & Grill la nuit précédente.

Les participants se sont donné la main, ont chanté, et se sont demandés comment une des villes les plus sécuritaires d'Amérique a pu se transformer en zone d'abattage.

C'est une scène d'horreur qui s'est répétée dans de nombreux endroits du pays ces derniers mois, mais jamais auparavant à Thousand Oaks, en Californie.

Des clients terrifiés qui s'étaient réunis pour la danse en ligne hebdomadaire ont fracassé des fenêtres avec des tabourets pour s'échapper ou ont protégé leurs amis de leur corps lorsque les coups de feu ont éclaté. Douze personnes ont été tuées, dont le sergent Ron Helus, qui comptait 29 ans d'expérience comme policier et qui était sur le point de prendre sa retraite. Il a été le premier à se présenter sur place et a été abattu dès qu'il a franchi la porte.

« Quand je lui ai dit [à son épouse] que nous avions perdu son héros, je lui ai dit : 'Grâce à Ron, plusieurs vies ont été sauvées', a déclaré le shérif Geoff Dean. Et elle m'a regardé à travers ses larmes et elle a dit :'Il l'aurait voulu ainsi'. »

Parmi les morts figurait également un homme de 27 ans qui avait survécu au massacre de l'an dernier à Las Vegas, Telemachus Orfanos.

« Je ne veux pas de prières. Je ne veux pas de pensées, a déclaré sa mère, Susan Schmidt-Orfanos. Je veux que ces bâtards au Congrès... Ils doivent resserrer le contrôle des armes à feu pour que personne d'autre n'ait un enfant qui ne rentre pas à la maison. »

La ville d'environ 13 000 habitants est située à environ 65 kilomètres de Los Angeles. Elle est répertoriée chaque année comme l'une des plus sécuritaires d'Amérique.

Le motif de l'attaque demeure sous enquête.

Le tueur, Ian David Long, 28 ans, était un ancien mitrailleur et ancien combattant de la guerre d'Afghanistan. Il a été interrogé à son domicile par la police le printemps dernier après un épisode qui, selon les autorités, pourrait avoir été un trouble de stress post-traumatique (TSPT).

Vêtu de noir, la capuche levée, Long a ouvert le feu avec une arme de poing munie d'un chargeur de grande capacité illégal. Il a tiré sur un agent de sécurité à l'extérieur du bar, puis est entré et s'est attaqué aux employés et aux clients, ont fait savoir les autorités. Il a également utilisé une bombe fumigène, selon un responsable des forces de l'ordre. Il semble s'être suicidé au moment où des dizaines de policiers convergeaient vers le bar.

Pris de panique, plusieurs des quelque 150 clients ont plongé sous les tables et défoncé des fenêtres. D'autres se sont cachés dans le grenier ou dans les salles de bain.

Une vidéo mise en ligne sur Instagram par l'un des clients montre une piste de danse vide avec le bruit des fenêtres qui se brisent en arrière-plan. Alors qu'une silhouette se profile à travers une porte, la caméra tourne de manière erratique et dix coups de feu retentissent.

« Je l'ai regardé dans les yeux pendant qu'il tuait mes amis, a écrit Dallas Knapp sur son message. J'espère qu'il pourrira en enfer pour l'éternité. »

Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière aux États-Unis depuis que 17 étudiants et enseignants ont été tués dans une école secondaire de Parkland, en Floride, il y a neuf mois. Les autorités ont fouillé le domicile de Long à Newbury Park, à environ huit kilomètres du bar, à la recherche d'indices.

« Il y avait peut-être un motif pour cette soirée en particulier, mais nous n'avons aucune information à cet égard », a déclaré le shérif.

Long a servi au sein des Marines de 2008 à 2013, a atteint le rang de caporal et a servi en Afghanistan en 2010-2011 avant d'être libéré honorablement, a déclaré l'armée. Les archives judiciaires montrent qu'il s'est marié en 2009 et a divorcé en 2013.

Il n'avait pas de casier judiciaire, mais en avril, des policiers appelés chez lui l'ont trouvé en colère et irrationnel. Un spécialiste en santé mentale l'a rencontré et n'a pas estimé qu'il devait être hospitalisé.




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