En pleine poussée de fièvre entre Washington et Mexico, le nouveau président américain Donald Trump a enfoncé le clou vendredi sur Twitter en accusant «le Mexique de profiter des États-Unis depuis trop longtemps».

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Des déficits commerciaux massifs et très peu d'aide sur la frontière poreuse, cela doit changer maintenant!», a écrit le 45e président des États-Unis dans l'un de ses tweets matinaux qu'il affectionne.

Jeudi, Donald Trump avait envisagé la mise en place d'une taxe de 20% sur les produits mexicains pour financer la construction d'un mur à la frontière, promesse emblématique du magnat de l'immobilier.

Le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer avait évoqué cette taxe de 20%. «En faisant cela, nous pouvons récolter 10 milliards de dollars par an et facilement payer pour le mur grâce à ce seul mécanisme», avait-il déclaré.

Mais M. Spicer avait fait en partie machine arrière dans la soirée en affirmant qu'il s'agissait seulement d'une proposition parmi d'autres, destinée à illustrer les multiples modes possibles de financement. Donald Trump a maintes fois promis que Mexico finirait par payer pour le mur, d'une manière ou d'une autre.

À cet effet, la conseillère du président, Kellyanne Conway, a insisté vendredi sur CBS sur cette taxe douanière: «L'une des possibilités est de taxer les importations en provenance du Mexique, entre 5% et 20%».

Les États-Unis ont enregistré en 2016 un déficit commercial avec le Mexique de l'ordre de 60 milliards de dollars.

Quant à la justification de l'érection d'un mur, Mme Conway a jugé qu'«il fallait arrêter le flot transfrontalier de personnes et de drogues».

En pleine discorde sur ce mur et sur la renégociation de l'accord de libre-échange en Amérique du Nord (ALENA), le président mexicain Enrique Peña Nieto a annulé sa visite à Washington qui était prévue la semaine prochaine.