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Torture à la CIA: vers une déclassification partielle d'un rapport

Selon Dianne Feinstein, la présidente de la commission du renseignement du... (Photo: AP)

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Selon Dianne Feinstein, la présidente de la commission du renseignement du Sénat, les techniques d'interrogatoire musclées de la CIA avaient été de «terribles erreurs», qui n'avaient pas permis en elles-mêmes de retrouver la trace d'Oussama ben Laden.

Photo: AP

Agence France-Presse

La déclassification partielle d'un rapport parlementaire américain extrêmement détaillé sur l'utilisation de la torture par la CIA devrait obtenir un premier feu vert la semaine prochaine, a indiqué une sénatrice mercredi, relançant le débat sur la guerre contre le terrorisme.

La commission du Renseignement du Sénat votera le 3 avril pour demander formellement la déclassification de 400 des 6300 pages d'un rapport confidentiel sur les techniques d'interrogatoire musclé employées par la CIA entre 2002 et 2006, durant le mandat de George W. Bush, a annoncé sa présidente, Dianne Feinstein. Les conclusions devraient aussi faire partie de la déclassification.

«Il est très important qu'il soit rendu public», a-t-elle dit à l'AFP, afin que ces techniques «ne soient plus jamais employées».

L'exécutif américain devra ensuite approuver la publication, en vérifiant qu'aucune information sensible ne soit révélée.

Après les attentats du 11 septembre 2001, la CIA a capturé des dizaines de personnes soupçonnées de liens avec Al-Qaïda, et utilisé dix «techniques d'interrogatoire musclé» assimilées à de la torture par de nombreux défenseurs des droits de l'homme.

Ces méthodes comprenaient la privation de sommeil, la mise à nu du détenu ou encore la simulation de noyade, à laquelle le cerveau autoproclamé des attentats du 11-Septembre, Khaled Cheikh Mohammed, a été soumis 183 fois lors de sa détention dans une prison secrète de la CIA en Pologne entre 2003 et 2006.

Très critiques envers la CIA, les enquêteurs parlementaires concluent, selon Mme Feinstein, que ces techniques avaient été de «terribles erreurs», qui n'avaient pas permis en elles-mêmes de retrouver la trace d'Oussama ben Laden.

Le rapport confidentiel a été approuvé par la commission à huis clos en décembre 2012, malgré l'opposition de presque tous ses membres républicains, inquiets de rouvrir une page sombre de l'histoire américaine, sous l'égide du président républicain Bush.

Ces élus républicains devraient vraisemblablement voter contre la déclassification, mais les démocrates sont majoritaires à la commission.

Le président Barack Obama a apporté son soutien à la déclassification du rapport. «Je m'engage totalement à déclassifier ce rapport dès qu'il est terminé», a-t-il dit le 12 mars.

Ces procédures se déroulent alors que la CIA est en guerre ouverte contre le Sénat. L'agence d'espionnage est accusée d'avoir entravé le travail des assistants parlementaires qui ont travaillé pendant plus de trois ans à la rédaction de ce rapport, notamment en supprimant des documents de leurs serveurs.




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