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Californie: halte aux «thérapies» pour les gais

Un partisan du mariage gai manifeste lors de... (PHOTO SUSANA BATES, ARCHIVES REUTERS)

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Un partisan du mariage gai manifeste lors de la Fierté gai de San Francisco le 26 juin 2011.

PHOTO SUSANA BATES, ARCHIVES REUTERS

(Los Angeles) Les parents qui voudraient «convertir» leur adolescent homosexuel en l'envoyant suivre des thérapies controversées ne pourront plus le faire en Californie.

Une nouvelle loi, promulguée samedi par le gouverneur Jerry Brown, interdit aux moins de 18 ans de suivre ces traitements.

«Ces thérapies n'ont aucune légitimité scientifique ni médicale. Elles seront désormais considérées comme des pratiques utilisées par des charlatans», a précisé le gouverneur dans un communiqué envoyé aux médias.

Sur Twitter, Jerry Brown a ajouté: «Cette loi bannit des thérapies qui ont déjà poussé des adolescents vers la dépression et le suicide.»

En entrevue avec La Presse, Rick Jacobs, président et fondateur de l'organisation Courage Campaign, dit qu'il s'agit d'une «victoire importante» pour les droits des homosexuels.

«Les dommages causés par ces thérapies sont réels et catastrophiques, dit-il. Le gouverneur a employé des mots très durs, avec raison. Ces traitements n'ont aucune valeur scientifique, et ils ont déjà brisé des vies.»

Avec ses 750 000 membres, Courage Campaign est l'une des organisations ayant le plus milité pour faire adopter la loi, la première du genre aux États-Unis.

Voir l'État le plus populeux prendre cette position envoie un message clair au reste des États-Unis, note M. Jacobs. «Maintenant que la Californie l'a fait, je crois que d'autres États vont vouloir emboîter le pas.»

Ces «thérapies» dites réparatrices sont souvent mises de l'avant par des groupes religieux pour qui l'homosexualité n'est pas socialement acceptable.

L'Association nationale de recherche et de thérapie contre l'homosexualité (NARTH), groupe établi en Californie, dit évaluer la possibilité d'intenter une poursuite contre l'État afin de faire invalider la loi. Le groupe n'a pas répondu aux messages laissés par La Presse hier.

David Pickup, membre du groupe, a dit hier sur les ondes de CNN qu'il était «scandalisé» par la décision du gouverneur. «Les gens qui sont contre cette méthode disent que c'est de la sorcellerie, mais ce n'est pas vrai. Mes problèmes dépressifs sont partis. Mon anxiété a diminué. Les gens qui ont subi des sévices dans leur enfance peuvent être guéris par cette thérapie.»

L'Association médicale américaine (AMA) a souligné «qu'aucune étude prouvant la validité ou l'efficacité de ces traitements» n'a jamais été produite, et que «certaines personnes avaient été affectées négativement» par la démarche.

De plus, l'AMA invite les gens qui auraient été victimes de sévices sexuels à «consulter des professionnels de la santé».

Bien-être des enfants

La Société américaine de psychiatrie (APA), qui, avec 36 000 membres, est la plus grande organisation médicale du genre au monde, a noté que «ces traitements assument erronément que l'homosexualité est un désordre mental. Les thérapeutes éthiques n'essaient pas de changer l'orientation sexuelle d'un individu.»

Élu et coauteur de la loi, le sénateur démocrate Ted Lieu a dit avoir agi pour protéger le bien-être des enfants.

«Nous ne pouvons pas garder les bras croisés pendant que des enfants sont maltraités psychologiquement par des gens qui tentent de changer leur orientation sexuelle. Cette pratique est inacceptable.»




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