Un imam afghan qui a plaidé coupable d'avoir menti au FBI lors d'une enquête sur un complot terroriste contre le métro de New York, a été laissé en liberté mais devra quitter les États-Unis dans un délai de trois mois, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Ahmad Wais Afzali, 39 ans, a comparu jeudi devant un tribunal fédéral, où le juge Frederick Block a estimé qu'il avait déjà purgé sa peine de prison, et lui a ordonné de quitter le pays dans un délai de 90 jours, a précisé à l'AFP un porte-parole du tribunal, Robert Nardoza.

Arrêté en septembre 2009, l'imam avait admis en mars dernier avoir fait de fausses déclarations à la police fédérale, dans le cadre de l'enquête sur le jeune Afghan Najibullah Zazi, soupçonné de liens avec Al-Qaeda, qui a reconnu avoir fomenté un attentat contre le métro de New York en septembre 2009.

Le 22 février dernier, Zazi a plaidé coupable de «complot dans le but d'utiliser des armes de destruction massive», de «conspiration dans le but de commettre des meurtres dans un pays étranger», et de «soutien matériel au réseau Al-Qaeda». Il risque la détention à perpétuité pour les deux premiers chefs d'accusation et 15 ans pour le troisième.

Najibullah Zazi, 25 ans, résident permanent américain et chauffeur de navette à l'aéroport de Denver, a reconnu être venu à New York «pour planifier l'attentat» en septembre 2009, le 14, 15 ou 16, autour de la date anniversaire du 11-septembre. Il est accusé d'avoir acheté des produits chimiques utilisés en cosmétique mais pouvant entrer dans la composition d'explosifs, notamment du peroxyde d'acétone (TATP), obtenu à partir d'eau oxygénée.

Il avait quitté précipitamment New York, selon les enquêteurs, après que Ahmad Afzali lui eut téléphoné pour le prévenir qu'il était surveillé par les autorités.

D'après la presse new-yorkaise, Zazi a indiqué aux enquêteurs que les stations visées étaient Grand Central et Times Square, deux des plus fréquentées dans Manhattan.