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Enquête sur les circonstances de l'entrevue d'un détenu de Guantanamo

Les autorités américaines ont déclaré mercredi enquêter sur les circonstances... (Photo: AP)

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Associated Press
San Juan, Porto-Rico

Les autorités américaines ont déclaré mercredi enquêter sur les circonstances d'une interview au cours de laquelle un détenu de la prison de Guantanamo a pu téléphoner à la chaîne télévisée panarabe Al-Jazira, pour affirmer avoir été frappé.

Mohammed el-Gharani, un Tchadien de 21 ans, a déclaré à Al-Jazira que ses gardiens l'ont battu à coups de matraque et l'ont aspergé de gaz lacrymogène, après avoir refusé de quitter sa cellule. Selon la chaîne, qui a rapporté ces propos mardi sur son site Internet, l'entretien a été réalisé par le journaliste Sami al-Hadj, qui a lui même été par le passé emprisonné sur la base militaire américaine à Cuba.

De nombreux ex-détenus de Guantanamo ont témoigné de leurs conditions de détention, après leur libération. C'est la première fois qu'un homme incarcéré dans le centre de détention parle à la presse.

Les Etats-Unis n'ont jamais autorisé de journalistes à interroger les prisonniers de Guantanamo, a rappelé un porte-parole de la prison et Al-Jazira n'a donné aucune précision sur la manière elle a réussi à entrer en contact avec Mohammed el-Gharani.

Un porte-parole de la prison, le capitaine Brook DeWalt, a expliqué qu'el-Gharani a apparemment profité d'un ses coups de fil hebdomadaires à sa famille pour parler avec le journaliste d'Al-Jazira. L'officier a ajouté qu'il n'y a aucune preuve pour confirmer les violences dont le détenu affirme avoir été victime.

Mohammed el-Gharani est un des quelque 20 détenus du Camp Iguana, section de Guantanamo où les prisonniers bénéficient de meilleurs conditions de détention, en attente d'une libération et d'un transfert vers un autre pays. Selon le capitaine DeWalt, El-Gharani n'a pas été privé de l'appel téléphonique hebdomadaire auquel son statut lui donne droit.

Un juge américain a ordonné en janvier la libération du prisonnier tchadien, jugeant insuffisantes les accusations de l'armée américaine selon lesquelles el-Gharani aurait appartenu au réseau terroriste Al-Qaïda et travaillé avec les Talibans en Afghanistan.

Il avait été arrêté au Pakistan en 2001 dans une mosquée et remis aux forces américaines en 2002. Mommamed el-Gharani a été l'un des premiers prisonniers de Guantanamo et aussi l'un des plus jeunes. Les Etats-Unis détiennent quelque 240 hommes à Guantanamo, dont le président Obama a ordonné la fermeture d'ici la fin de l'année.




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