Les maires des principales villes du monde se sont engagés mardi à Rio à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 1,3 milliard de tonnes d'ici à 2030, plus que ce que le Mexique et le Canada émettent ensemble. «Les maires font de grands progrès pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, ce qui contribue à faire face au changement climatique et à améliorer la qualité de vie dans nos villes», a déclaré le maire de New York, Michael Bloomberg président du C40, en marge de la conférence de l'ONU sur le développement durable Rio+20.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le C40 est un réseau de 59 villes comme New York, Pékin, Moscou, Séoul ou Sao Paulo, qui représentent 20% du PIB mondial et 8% de la population du globe. Ces villes produisent environ 14% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Selon le C40, des études montrent que si aucune mesure n'est prise, les métropoles émettront 2,3 milliards de tonnes de gaz d'ici à 2020 et jusqu'à 2,9 milliards en 2030. Le C40 affirme que les stratégies individuelles de réduction adoptées par les villes peuvent réduire l'émission de ces gaz polluants de 1,3 milliard de tonnes d'ici à 2030, de façon à n'émettre cette année-là que 1,6 milliard de tonnes.

La promesse est que le résultat soit meilleur que celui atteint en 2010 quand les 59 villes avaient émis 1,7 milliard de tonnes de gaz à effet de serre.

M. Bloomberg a précisé que d'ici à 2020 les villes du C40 «avaient le potentiel de réduire leurs gaz polluants de 248 millions de tonnes par an», soit l'équivalent des émissions de gaz de l'Argentine et du Portugal réunis (en 2008).

Par exemple, à Bangkok, un nouveau système de train doit réduire les émissions de CO2 de 2,4 millions de tonnes par an et la ville Rio de Janeiro affirme qu'elle réduira ses émissions de 20% d'ici à 2020 grâce à la construction d'un réseau de 160 km d'autobus moins polluants.

Eduardo Paes, le maire de Rio et hôte de la réunion à Copacabana, a souligné «que les maires devaient relever de plus en plus de défis, car plus de la moitié de la population mondiale vit en ville».

«Il ne faut pas attendre de décisions des dirigeants mondiaux, une série de décisions ont été prises et seront prises par les gouvernements locaux», a souligné M. Paes à la veille du sommet Rio+20 qui réunira une centaine de chefs d'État ou de gouvernement de mercredi à vendredi.