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Plainte de Greenpeace à Élections Canada contre Ethical Oil

Ethical Oil a été créé par un stratège... (Photo Sue Ogrocki, AP)

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Ethical Oil a été créé par un stratège conservateur et a pour but de promouvoir les sables bitumineux canadiens.

Photo Sue Ogrocki, AP

(Ottawa) Greenpeace demande à Élections Canada d'enquêter sur le groupe Ethical Oil, dont les liens étroits avec le Parti conservateur pourraient violer la loi électorale, allègue l'organisme environnemental.

Ethical Oil a été créé par Alykhan Velshi, un stratège conservateur qui a depuis été embauché par le bureau du premier ministre Stephen Harper. Le groupe a pour but de promouvoir les sables bitumineux canadiens et le livre du même nom (Ethical Oil), écrit par le polémiste du réseau SunNews, Ezra Levant.

Dans sa plainte déposée lundi auprès du Commissaire aux élections du Canada, Greenpeace fait valoir que de nombreux militants conservateurs sont impliqués de près ou de loin dans les activités d'Ethical Oil. C'est le cas entre autres de Travis Freeman, employé du bureau de recherche du Parti conservateur qui aurait programmé le site web de l'organisme.

Le groupe environnemental allègue qu'Ethical Oil recueille des fonds auprès d'individus ou de compagnies, qui sont ensuite utilisés pour faire écho aux positions du Parti conservateur. Il estime que cette manière d'opérer contourne les règles électorales, qui interdisent aux partis politiques de recueillir des fonds auprès de compagnies ou de syndicats.

«L'Institut Ethical Oil ne divulgue pas publiquement ses sources de financement», a reconnu Greenpeace.

Mais «si une tierce partie recueille des fonds de manière et de sources interdites aux partis politiques, et si cette tierce partie utilise ces fonds pour appuyer l'ordre du jour d'un parti politique, et si la tierce partie a été créée par un membre du parti politique et qu'elle emploie des gens qui sont actifs dans le parti, alors il y a eu de la collusion qui viole les prohibitions de l'article 405.2(1)(b) (de la Loi électorale)», peut-on lire dans la plainte.

Il est impossible de naviguer sur le site web d'Ethical Oil depuis lundi. Seules la page d'accueil et celle accueillant les dons d'internautes demeurent accessibles.

À couteaux tirés

Cette charge fait monter d'un cran la tension qui existe déjà entre Ethical Oil et les groupes environnementalistes.

Ethical Oil a déjà envoyé une plainte à l'Agence du revenu du Canada (ARC) contre certains de ces groupes, dont Tides Canada et la Fondation David Suzuki, pour qu'elle leur retire leur statut d'oeuvre de charité au motif que leurs activités politiques dépassent le 10% permis par la loi. L'ARC mène des vérifications à cet égard.

Le groupe étroitement associé à la droite canadienne a aussi accusé plusieurs organismes environnementaux opposés aux projets de pipeline comme Northern Gateway en Colombie-Britannique d'être financés par des intérêts étrangers.

Dans sa plainte, Greenpeace a fait valoir qu'Ethical Oil et des ministres conservateurs, dont l'ancien ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver (aujourd'hui ministre des Finances) et le ministre influent de l'Alberta Jason Kenney, ont partagé des lignes de presse et véhiculé des messages identiques dans le passé, dépeignant notamment certains groupes environnementaux comme des «extrémistes» financés par des «radicaux étrangers».




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