Greenpeace s'explique mal la décision du gouvernement du Québec de s'associer à un plan de développement visant à implanter une zone industrialo-portuaire à Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent.

Publié le 10 juill. 2016
LA PRESSE CANADIENNE

Tout récemment, le ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D'Amour, a confirmé l'intention de Québec d'injecter 125 000 dollars pour élaborer un plan de développement au même endroit où TransCanada a renoncé à son projet de construction d'un terminal pétrolier en raison de la présence de la pouponnière des bélugas.

L'un des porte-parole du groupe écologique, Patrick Bonin, rappelle que l'inquiétude est la même, estimant que l'ajout d'activités va accroitre le trafic maritime, une cause de stress pour les bélugas.

M. Bonin signale de nouveau qu'il reste environ 800 individus de cette population en déclin. Il soutient que ce projet local est inadéquat et que Québec fait le contraire «du gros bon sens».

Il faut, a-t-il dit, «protéger les espèces d'abord puis arriver avec des projets de développement».

En conclusion, il déplore que le gouvernement québécois, la ville de Cacouna et des promoteurs locaux n'aient pas appris de l'expérience de TransCanada qui a renoncé à son controversé projet de construction d'un terminal pétrolier.

De plus, en mai dernier, Ottawa a déposé un arrêté ministériel dans le but justement de protéger l'habitat du mammifère marin.

La somme prévue par le gouvernement Couillard doit servir à la création d'un comité local composé de gens provenant du port de Cacouna, de la ville, de différents ministères, de la chambre de commerce régionale et du secteur privé.