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Une forêt nommée Charest

Le rôle de cancre de l'environnement du Canada... (Photo: Reuters)

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Le rôle de cancre de l'environnement du Canada s'est encore confirmé mardi. Ottawa a reçu son cinquième prix Fossile du jour depuis le début de la rencontre. Ce prix citron est décerné par un regroupement de 400 organisations non gouvernementales.

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Paul Journet, envoyé spécial
La Presse

(Cancun, Mexique) Pendant que Jean Charest est fortement critiqué chez lui, il est récompensé à l'étranger. Le premier ministre a reçu mardi à Cancún l'International Climate Change Leadership Award de l'Australie-Méridionale.

Le choix du jury était unanime, indique le premier ministre de cet État australien, Mike Rann.

«En neuf ans, je n'ai rencontré personne d'aussi inspirant que M. Charest pour l'environnement. On lui remet ce prix pour son leadership à l'international et pour ses politiques chez lui. Son bilan est de loin le meilleur en Amérique du Nord», assure M. Rann.

Le gouverneur du Wisconsin, Jim Doyle, qualifie aussi le premier ministre «d'inspiration».

M. Charest succède ainsi à l'ancien gouverneur de la Californie Arnold Schwarzenegger, premier lauréat du prix.

Une portion d'une forêt d'Adélaïde sera même nommée en son honneur. «J'ai hâte d'aller visiter ma forêt», s'est amusé le premier ministre en recevant le prix.

M. Charest copréside avec M. Rann le Sommet des leaders, une rencontre en marge de la 16e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Cancún. Ce sommet est né à la rencontre de Montréal en 2005. Il regroupe plus de 60 provinces et États qui veulent donner l'exemple à leur gouvernement central en adoptant des politiques environnementales plus ambitieuses.

Comme le Québec, l'Australie-Méridionale dénonce le conservatisme environnemental de son gouvernement fédéral. Selon le dernier palmarès Germanwatch/Institut Pembina, l'Australie et le Canada figurent dans les quatre pires pays en matière de lutte contre les changements climatiques, avec l'Arabie Saoudite et le Kazakhstan.

La critique de l'opposition officielle en Environnement, Martine Ouellet, reconnaît que le prix de M. Charest constitue une «bonne nouvelle pour le Québec». «Mais je pense qu'on le récompense plus pour son travail à l'international que pour ce qu'il fait au Québec», estime la députée péquiste.

Dans leur déclaration non contraignante de quatre pages, les membres du Sommet des leaders se sont notamment engagés mardi à mettre au point les voitures électriques.

Prix Fossile pour le Canada

Le rôle de cancre du Canada s'est encore une fois confirmé mardi à Cancún. Ottawa a reçu son cinquième prix Fossile du jour depuis le début de la rencontre. Ce prix citron est décerné par un regroupement de 400 ONG. Cette fois, on accuse le ministre de l'Environnement, John Baird, de prétendre à tort que le Canada possède une politique environnementale sur le charbon.

M. Baird est arrivé à Cancún mardi peu avant le départ de M. Charest. Le premier ministre indique qu'il n'a pas pu le rencontrer.

Un entretien est toutefois prévu ce soir entre M. Baird et son homologue québécois, Pierre Arcand. Ce sera leur toute première rencontre. M. Arcand indique que les relations avec le prédécesseur de M. Baird, Jim Prentice, avaient commencé à «se réchauffer» peu avant sa démission.

M. Charest souhaite que l'environnement et les négociations sur l'après-Kyoto se retrouvent au coeur de la prochaine campagne électorale canadienne. Cela ne signifie pas qu'il invite les Canadiens à voter contre les conservateurs, précise-t-il toutefois.

Le premier ministre demande au fédéral de l'aider pour des projets qui permettront de réduire les émissions de gaz à effet de serre, comme un train rapide qui relierait Montréal à Québec et à Toronto.

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Charest ne s'inquiète pas

Jean Charest minimise la déclaration de deux membres de la Commission-Jeunesse du PLQ qui demandent son départ. L'un d'eux, le président de la commission politique de la Commission-Jeunesse de Lanaudière, Anthony Beauséjour, a affirmé à Radio-Canada qu'il représentait la position d'au moins 20 à 25 militants. «Les gens ont la liberté de s'exprimer, a réagi M. Charest. Une ou deux personnes qui s'expriment, ça va arriver (...) Mais outre ça, j'ai un appui très solide de mon parti.» Il assure ne «pas du tout» y voir le début d'un mouvement de contestation.




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