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Le nombre de tornades à son plus bas depuis 2005

Le centre médical de Moore a été fortement... (Photo Tony Gutierrez, Associated Press)

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Le centre médical de Moore a été fortement endommagé. L'hôpital avait dû être évacué au passage de la tornade et ne pouvait donc pas recevoir les blessés.

Photo Tony Gutierrez, Associated Press

On n'observe pas d'augmentation du nombre de tornades aux États-Unis. Mais cela ne signifie pas pour autant que le réchauffement climatique n'influence pas ce phénomène extrême.

Selon la plus récente Évaluation nationale de l'impact des changements climatiques aux États-Unis, publiée en janvier, les tendances en matière de gravité et de nombre de tornades sont «incertaines».

Jusqu'ici, selon la National Oceanic and Atmospheric Administation (NOAA), on doit attribuer les hausses observées du nombre de tornades dans certaines séries statistiques à des «facteurs non météorologiques». Autrement dit, il y a de plus en plus d'observateurs, d'instruments et de médias qui suivent le phénomène.

Il y a un siècle, il pouvait y avoir une tornade à 20 km de chez soi sans qu'on le sache - ce qui est impensable aujourd'hui.

D'ailleurs, signale la NOAA, on compte relativement peu de tornades jusqu'ici en 2013. Il y en a eu 322 sur le territoire américain en date du 20 mai, soit le plus faible total pour cette période depuis au moins 2005. La moyenne est de 718 et le record est de 1098, atteint en 2011.

Cependant, cela ne veut pas dire que les changements climatiques n'ont pas d'influence sur les tornades. En fait, selon les plus récentes hypothèses, ils agissent de façon opposée sur les deux moteurs des tornades.

L'air plus chaud contient plus d'humidité, ce qui contribue à augmenter la gravité des orages et des tornades.

Mais au contraire, il semble que la force de cisaillement entre les masses d'air chaudes et froides soit moins forte. Et c'est cette force qui provoque les tourbillons qui finissent par former des tornades.

L'effet de cisaillement est en baisse parce que l'écart de température entre les pôles et les tropiques diminue. En effet, le pôle Nord est l'endroit sur Terre qui se réchauffe le plus - de trois à quatre fois plus vite que la moyenne.

«On pourrait voir dans l'avenir une tendance vers des tempêtes de vent sans tornade, mais c'est encore préliminaire», a affirmé l'an dernier Harold Brooks, chercheur en météorologie à la NOAA, en entrevue au site spécialisé Accuweather.




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