BP Canada a reçu le feu vert des autorités pour redémarrer le forage au large des côtes de la Nouvelle-Écosse, là où le géant de l'énergie a déversé des milliers de litres de boue de forage il y a un mois.

LA PRESSE CANADIENNE

L'Office Canada-Nouvelle-Écosse des hydrocarbures extracôtiers a annoncé lundi avoir autorisé l'entreprise à reprendre ses activités de forage au même endroit dans l'océan Atlantique. L'organisme mixte indépendant a indiqué que la fuite avait été causée par une connexion lâche dans la ligne de propulsion de la boue de forage.

L'industrie utilise pendant le forage une boue synthétique, fluide lourd et dense, afin de lubrifier la tige de forage et réguler la pression du réservoir.

L'Office constate que BP a mis en place certaines mesures pour prévenir un nouvel accident, y compris le remplacement d'une section de la ligne de propulsion de la boue de forage, ainsi que l'installation d'une alarme sur le régulateur de pression. Le président de l'Office, Stuart Pinks, a indiqué que l'organisme était satisfait des mesures prises par BP, «y compris la surveillance accrue et les essais supplémentaires qui seront effectués pour la suite du projet».

Le 22 juin, le déversement de 136 mètres cubes de boue de forage synthétique de la plateforme West Aquarius de BP Canada, située à environ 330 kilomètres au sud-est de Halifax, avait suscité de vives préoccupations au sujet de l'exploration extracôtière en Nouvelle-Écosse.

L'Assemblée des chefs micmacs de la Nouvelle-Écosse a estimé le mois dernier que l'accident soulevait de sérieuses questions sur la protection des terres et des eaux, ainsi que de toute espèce marine potentiellement touchée par le déversement.

L'Office Canada-Nouvelle-Écosse des hydrocarbures extracôtiers continue d'enquêter sur les effets environnementaux potentiels du déversement, notamment en examinant des images vidéo du fond marin et en analysant des échantillons de la boue de forage qui s'y trouve. Le rapport sera rendu public une fois l'enquête terminée, et la porte-parole de l'office fédéral-provincial, Stacy O'Rourke, a précisé que l'enquête déterminera également si des mesures coercitives - notamment des amendes - pourraient être prises.