Le rapport final sur l'empreinte écologique des Jeux de Vancouver a établi que les Olympiques de 2010 avaient généré plus de gaz à effet de serre que prévu, et n'étaient finalement pas carboneutres.

LA PRESSE CANADIENNE

Des organisateurs ont également indiqué, vendredi, qu'ils n'avaient pas été en mesure de réduire efficacement la quantité de déchets produits lors des Jeux olympiques et paralympiques.

Les efforts consentis pour intégrer des démarches environnementales durables dans le plan de fonctionnement ont établi de nouvelles normes, a indiqué Ann Duffy, l'ancienne vice-présidente des mesures environnementales du comité organisateur - le COVAN. Il y aurait cependant beaucoup de place pour l'amélioration, a-t-elle souligné.

Mme Duffy a précisé que les prochains comités devraient utiliser plus efficacement les nouvelles technologies, les méthodes de construction «vertes» et même les médias sociaux pour tenir des Jeux moins nocifs pour l'environnement.

Lors de la mesure de l'empreinte environnementale, le COVAN n'a pas seulement inclus les jours de compétitions mais aussi les sept années de planification.

Les membres du comité ont aussi calculé l'effet des voyages en avion et l'impact du relais de la flamme olympique à travers le pays.

Au total, les Jeux olympiques de Vancouver ont généré 277 677 tonnes de gaz de carbonique, plus que les prévisions de 268 000 tonnes. Cette différence à été attribuée au nombre supérieur de vols en avion, l'utilisation de navires de croisière pour l'hébergement et la quantité plus grande de déchets produits.

L'objectif de récupérer 85 pour cent des déchets générés par les Jeux n'a pas été atteint, en partie à cause d'une signalisation confuse.

Le rapport de viabilité environnementale, le dernier de cinq documents produits par le comité organisateur, a également examiné des domaines comme la participation autochtone, l'inclusion sociale et les impacts financiers.

Bien que ce rapport du COVAN ait été réalisé à l'interne, une étude indépendante d'impact est également en cours par l'Université de la Colombie-Britannique. La prochaine partie de cette étude est attendue au début de 2011.