Le plan du gouvernement fédéral pour réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des véhicules neufs produirait peu ou pas de résultats, selon une première étude en profondeur de ce plan effectuée par l'Institut Pembina.

LA PRESSE CANADIENNE

Lors d'une séance d'information concernant le plan du gouvernement fédéral pour réduire les émissions de GES, l'Institut a rappelé, jeudi, que le ministre de l'Environment Jim Prentice avait présenté ce plan comme la pièce maîtresse des initiatives prises par Ottawa dans la lutte aux changements climatiques.

Toutefois, l'analyse menée par l'organisme démontre qu'une certaine faiblesse des normes, combinée à une importante lacune dans le plan conservateur, pourraient faire en sorte que les constructeurs automobiles n'auraient pas à améliorer les économies d'essence au-delà des niveaux précédant 2016.

En analysant de près les chiffres divulgués par le gouvernement de Stephen Harper, l'Institut Pembina a réalisé que la réglementation, si elle ne change pas, pourrait permettre à l'industrie de s'en tenir aux normes habituelles, a souligné Matthew Bramley, directeur du programme de changement climatique à l'organisme indépendant.

L'industrie doit augmenter ses efforts, croit M. Bramley, car les prévisions pour l'ensemble des émissions de GES provenant de véhicules au Canada indiquent une augmentation constante si le gouvernement ne pose pas de nouveaux gestes en ce sens.