Repêché au 162e rang par les Bruins de Boston en 1983, François Olivier n'a pas rêvé longtemps à la Ligue nationale. « J'ai vite réalisé que ce n'était pas facile de se tailler un poste », dit-il. Après son deuxième camp d'entraînement, les Bruins l'ont invité à rejoindre leur club-école, à Hershey. Il a plutôt choisi McGill où il est allé étudier l'économie et les finances tout en jouant au hockey pour les Redmen dans la ligue universitaire canadienne.

Publié le 22 févr. 2009
Éric-Pierre Champagne
Éric-Pierre Champagne LA PRESSE

Dernier envoiAujourd'hui, François Olivier n'a aucun regret. Il faut dire que les choses ont bien tourné pour l'ancien ailier gauche des Castors de Saint-Jean, qui occupe présentement le poste de président et chef de la direction chez Transcontinental.

« Dans le midget AAA, j'étais un pas pire joueur, dans le junior, j'étais O.K., mais dans la Ligue nationale, je devais travailler très fort, souligne-t-il. Et puis, il n'y avait qu'un ou deux postes disponibles avec Boston et plusieurs gars qui voulaient tous la même chose.» Et à l'époque, François Olivier était un précurseur dans le hockey junior : il tenait mordicus à aller à l'école. « Sur 20 joueurs, peut-être cinq ou six allaient à l'école à ce moment-là.»

Aujourd'hui, François Olivier comprend la réalité du hockey junior : «C'est une business et personne n'aime perdre de l'argent.» Sauf que l'école va rester secondaire tant que les propriétaires ne seront pas incités à privilégier les études chez leurs joueurs, dit-il. Il lance l'idée de bonus monétaires pour les propriétaires dont les équipes réussiraient mieux que d'autres sur les bancs d'école. Selon lui, le hockey peut nuire à la réussite scolaire, mais pas l'inverse. « Je ne crois pas à ça, c'est impossible que les études puissent nuire aux performances sportives.»