La levée de l’obligation pour les élèves de porter le masque en classe est une décision « incompréhensible », estime la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), qui accuse la Santé publique de céder à la pression populaire.

Marie-Eve Morasse
Marie-Eve Morasse La Presse

Lundi soir, Québec a annoncé qu’en raison de la canicule qui fait monter le mercure dans plusieurs écoles, les élèves ne seront plus obligés de porter le masque en classe d’ici la fin de l’année. Cette décision s’applique tant au primaire qu’au secondaire.

Or, la semaine dernière encore, le directeur national de santé publique a expliqué en point de presse que c’est grâce à des mesures comme le port du masque que des éclosions en milieu scolaire ont pu être évitées. Le DHoracio Arruda a aussi affirmé qu’il n’était pas prévu de faire des assouplissements sur le port du masque dans les écoles en juin.

Le syndicat, qui représente 50 000 enseignants de la province, demande à Québec d’expliquer ce qui a mené à ce « revirement de situation si soudain ». Il fait chaud dans plusieurs classes du Québec, concède la FAE, mais ce n’est pas le retrait du port du masque qui fera « baisser le thermomètre dans les salles de classe au Québec », poursuit-on dans un communiqué envoyé mardi.

« Les enseignantes et enseignants n’ont toujours pas reçu leur deuxième dose de vaccin et en les exposant à plusieurs bulles familiales par jour, on risque d’affecter leur santé et leur sécurité. Le principe de précaution devrait continuer de prévaloir », estime Sylvain Mallette, président de la FAE.