Le CHSLD Herron, qui s’est tristement fait connaître au printemps alors que plus de 50 résidants y sont décédés lors de la première vague de COVID-19, ferme ses portes. Le ministre de la Santé, Christian Dubé, estime que « c'était la seule décision à prendre ».

Ariane Lacoursière Ariane Lacoursière
La Presse

Fanny Lévesque Fanny Lévesque
La Presse

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal confirme que les « exploitants du CHSLD Herron ont décidé de mettre fin à leurs activités ». L’ensemble des résidants seront relocalisés progressivement « vers de nouveaux milieux de vie sur son territoire » au cours des 6 à 12 prochains mois, indique le CIUSSS.

En attendant le déménagement complet de tous les résidants, c’est l’équipe du CIUSSS de l’Ouest qui veillera à l’offre de soins au CHSLD Herron.

« Ce qui était la décision la plus difficile à prendre, ce n’était pas tellement de le fermer, ce qui était, à mon sens, la seule décision à prendre, mais c’était de s’assurer d’une transition correcte pour ceux qui restent là », a réagi le ministre de la Santé, Christian Dubé. « Il reste encore un certain nombre de patients. On va avoir une période de transition qui va permettre de replacer les personnes dans d’autres milieux », a-t-il ajouté.

Le ministre Dubé affirme que le choix de ne pas « racheter les propriétaires » s'explique par « un ensemble de raisons » qu'il n'a pas détaillé. Il a par ailleurs souligné que cette situation ne change en rien la volonté du gouvernement Legault de nationaliser un certain nombre de CHSLD privés. 

Les employés du réseau public avaient pris la relève dès le mois de mars dans ce CHSLD privé de l'ouest de la métropole. Ils avaient été appelés en renfort après que plusieurs décès et un manque de soins eurent été constatés au CHSLD Herron. En tout, 31 personnes étaient décédées en dix jours. D'autres décès avaient suivi.

Plusieurs enquêtes sont en cours, dont une enquête policière et une au bureau du coroner. Le ministère de la Santé a également mené son enquête et publié son rapport en septembre.