Chaque jour, nous répondrons aux préoccupations des lecteurs.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

J’habite à Montréal. Qu’est-ce que l’état d’urgence change pour moi ?

Pour l’instant, rien. L’état d’urgence local permet à l’administration municipale de réquisitionner des locaux et de l’équipement, de dépenser de façon rapide et de contrôler les accès à son territoire. La mairesse Valérie Plante a indiqué qu’elle avait choisi cette mesure afin de trouver rapidement de l’hébergement pour les sans-abri et précisé que Montréal n’était pas fermé, « pas aujourd’hui, pas demain ». Si une telle mesure (des contrôles aux ponts, par exemple) était prise, elle serait annoncée à l’avance, a ajouté Mme Plante.

Puis-je prendre de la chloroquine pour me protéger contre la COVID-19 ?

Non. Jusqu’à maintenant, la communauté scientifique n’a trouvé aucun médicament efficace pour traiter la COVID-19. Des essais cliniques, notamment concernant la chloroquine, sont en cours. De façon générale, il est extrêmement dangereux de s’automédicamenter. Un homme est mort cette semaine aux États-Unis en ingérant un dérivé de la chloroquine.

Je suis actuellement à mon chalet. Devrais-je y rester ou rentrer à mon domicile ?

Le premier ministre Legault a demandé aux Québécois de limiter au maximum les déplacements entre les différentes régions du Québec. En réponse à une question portant précisément sur les Montréalais qui se trouvent actuellement dans leur résidence secondaire, il a suggéré à ces derniers de rester sur place si c’était possible pour eux.

Quelle est la proportion des malades de la COVID-19 qui en meurent ?

Jusqu’à maintenant, au Canada, les morts représentent 1 % des personnes chez qui on a diagnostiqué la COVID-19, a indiqué jeudi soir la Santé publique fédérale. Ce taux est bien plus favorable que celui de l’Italie, de la France ou de l’Espagne, dont les systèmes de santé sont complètement débordés. Au Canada, un peu plus d’un malade sur 20 a besoin d’être hospitalisé et environ un malade sur 40 doit recevoir des soins intensifs.

Mon employeur est considéré comme un service essentiel, mais m’a tout de même mis à pied en raison d’une baisse d’achalandage. Aurai-je droit à de l’aide ?

Oui. Aucun des programmes d’aide annoncés jusqu’à maintenant n’est lié au statut de l’entreprise (essentielle ou non) pour laquelle vous travaillez. Si vous avez perdu vos revenus en raison de la crise, vous aurez droit à l’appui du gouvernement fédéral.

Je reviens de voyage. Une fois terminée ma quarantaine de 14 jours, puis-je reprendre ma vie d’avant ?

Non. Le gouvernement du Québec demande à tous les Québécois de limiter au maximum leurs interactions physiques : pas de souper de famille, pas de séance de jeu avec les voisins, pas de partys entre adolescents. Si vous avez 70 ans et plus, n’allez pas à l’épicerie vous-même. Si vous avez moins de 70 ans, offrez votre aide à vos voisins et vos proches plus âgés. Vous pouvez marcher à l’extérieur, sauf si vous ressentez des symptômes (toux, fièvre, difficultés respiratoires).

J’ai un rendez-vous médical sans lien avec la COVID-19. Dois-je m’y rendre ?

Il faut appeler le professionnel de la santé que vous deviez rencontrer avant de vous déplacer. Le gouvernement a autorisé les médecins à effectuer des consultations téléphoniques pour plusieurs situations, évitant ainsi des déplacements inutiles aux patients. Si le rendez-vous est maintenu, votre médecin pourra vous informer de la meilleure façon de minimiser vos risques de contracter le virus.

Pourquoi le métro de Montréal est-il toujours ouvert alors que le gouvernement demande de limiter les déplacements ?

Des dizaines de milliers de personnes continuent à travailler chaque jour dans le réseau de la santé et dans les commerces essentiels qui demeurent ouverts. Plusieurs d’entre eux comptent sur les transports en commun pour se rendre au travail.

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