(Los Angeles) Pour une production Disney intitulée The Princess (La princesse), le dernier film mettant en scène la jeune actrice Joey King intègre beaucoup de violence et de morts.

Publié le 17 juin
Andrew MARSZAL Agence France-Presse

Dès lors que la royale héroïne plante une épingle à cheveux dans l’œil d’un méchant, il devient clair que le film produit par les studios 20th Century — disponible en streaming à partir du 1er juillet — n’est pas un conte de fées familial typique.

« Ça ne serait pas drôle si ce n’était pas violent ! » a confié jeudi à l’AFP la tête d’affiche Joey King lors de l’avant-première à Hollywood.

« Je n’arrêtais pas de dire à notre producteur Toby (Jaffe, NDLR) : “Il faut qu’il y ait plus de sang sur la robe !”. »

Décrit comme un mélange de Raiponce et le thriller ultraviolent The Raid, ce film en prise de vue réelle démarre lorsque la princesse interprétée par Joey King se réveille, affublée d’une robe de mariée, emprisonnée au sommet d’une haute tour.

Une série de combats très chorégraphiés s’ensuit, tandis qu’elle tente d’échapper à une palanquée d’ennemis, dont l’ancienne James Bond girl Olga Kurylenko (Quantum of Solace).

L’ensemble rappelle davantage Game of Thrones que La Belle au bois dormant ou Blanche-Neige et les sept nains.

« L’idée de faire un film de princesse avec Disney qui aille contre tout ce qu’ils ont jamais fait était tout simplement parfaite », a dit Ben Lustig, qui a coécrit le film.

La question initiale était : « Comment prendre le cliché de la princesse coincée en haut d’une tour, que tout le monde connaît, et de totalement le retourner ? »

Le scénario, écrit par lui et Jake Thorton, a été acheté par 20th Century, une filiale de la firme Disney, et sort sur Hulu aux États-Unis et sur Disney+ à l’international.

L’un des producteurs est Derek Kolstad, créateur des films John Wick où Keanu Reeves incarne un foudroyant tueur à gages.

« La plaisanterie, au début, était “Et si la princesse Peach se sauvait elle-même, n’avait pas besoin de Mario et cassait simplement la figure de Bowser ?” », a expliqué Derek Kolstad en référence au jeu Nintendo.

Le film pousse donc un cran plus loin la tendance des princesses Disney férocement indépendantes, mais voulait rester axé sur le divertissement « sans prendre trop l’air d’une tribune », a-t-il encore dit.

« Idée un peu folle »

Joey King explore ainsi de nouveaux sentiers après le succès de la saga pour ados The Kissing Booth, produite par Netflix.

« C’est épuisant, c’est tellement difficile pour le corps », a expliqué l’actrice de 22 ans à propos des nombreuses scènes de combat du film.

« Mais cela a quelque chose de tellement épanouissant et gratifiant — je suis tombée amoureuse des scènes d’action. »

Le film a été réalisé par le Vietnamien Le-Van Kiet, dont le thriller d’arts martiaux Furie (2019) a explosé les compteurs.

« L’une des premières choses que je voulais était de faire faire un coup de pied papillon » à Joey King, a dit le réalisateur à propos de ce coup spectaculaire. « Une idée un peu folle, mais le studio a suivi et je suis content qu’ils l’aient fait ! »

La comédienne américaine, en plus d’acquérir de nouvelles compétences de combat, a ainsi pu réaliser un rêve.

« Je ne suis pas une princesse Disney classique. C’est ce que j’adore à propos de ce personnage », a-t-elle dit.

« Mais je suis aussi ravie d’être techniquement toujours une princesse Disney ! »