(Séoul) Le Festival international de cinéma de Busan, en Corée du Sud, est contraint de bouleverser son programme habituel en raison de la pandémie de coronavirus, ont annoncé les organisateurs.

Agence France-Presse

Le plus grand festival de cinéma d’Asie est généralement très prisé des grandes vedettes et personnalités de l’industrie cinématographique, qui viennent d’Asie, mais également du reste du monde, passer dix jours dans cette ville portuaire.

La Corée du Sud a largement maîtrisé l’épidémie de COVID-19 dans un premier temps à l’aide de méthodes efficaces de traçage et de dépistage à grande échelle, mais en août, elle a connu une recrudescence des foyers épidémiques, ce qui a ravivé les craintes d’une deuxième vague.

Les mesures de restriction ont été temporairement assouplies lundi à Séoul et dans sa région.

Cependant, les organisateurs du Festival ont affirmé lundi ne pas avoir d’autre choix que de réduire la voilure de cet évènement qui a par ailleurs été reporté de deux semaines.

« Nous nous sommes demandés si nous devions continuer à accueillir l’évènement », a expliqué à la presse Lee Yong-kwan, le président du festival.

Il a même laissé entendre qu’il pourrait encore être annulé si le Chuseok, la traditionnelle « Fête des récoltes » (30 septembre-2 octobre) entraînait une nouvelle hausse des contaminations.

« Nous ne serions alors plus en mesure d’accueillir l’évènement », a-t-il affirmé.

Le Festival, qui se déroule habituellement début octobre, se tiendra cette année du 21 au 30 octobre, selon un communiqué des organisateurs.

« Tous les évènements se déroulant en plein air sont annulés, notamment les cérémonies d’ouverture et de clôture afin d’éviter les rassemblements », ont-ils détaillé.

Aucune vedette ou personnalité internationale ne sera invitée, et il n’y aura pas de réceptions ou de fêtes.

Au total, 192 films de 68 pays seront projetés, mais chaque film ne sera présenté qu’une fois, contre deux ou trois fois l’an passé.

Le jury du festival délibèrera en ligne.

Le film Septet : The Story of Hong Kong, réalisé par huit cinéastes et qui raconte l’histoire de Hong Kong de 1940 à nos jours, sera projeté en ouverture.

Le film de clôture sera le dessin animé du réalisateur japonais Kotaro Tamura Josee, the Tiger and the Fish, sur une jeune fille contrainte de se déplacer en fauteuil roulant.