Lauréat du Lion Queer à la Mostra de Venise, où il était sélectionné à la Semaine de la critique, le premier long métrage du cinéaste Sebastián Muñoz laisse perplexe.

Marc-André Lussier Marc-André Lussier
La Presse

Campée dans les années 70 dans une prison chilienne, avant que le régime de Salvador Allende ne soit renversé à la suite d’un coup d’État, l’intrigue relate les jeux de pouvoir qui s’installent dans une cellule occupée par cinq détenus au moment de l’arrivée d’un jeune criminel novice, qu’on surnomme « le prince ».

Le malaise provient du fait que ce film cultive le paradoxe. D’une part, on invente un cadre où l’homosexualité semble acceptée socialement (ce qui, dans une société totalitaire des années 70, est un peu surprenant), tout en proposant une vision très datée — et nourrie de clichés — des rapports conjugués au masculin.

El príncipe est présenté en version originale espagnole avec des sous-titres anglais. 

Au cinéma Impérial, le 26 novembre, 19 h.