Le coût exigé (2195$) pour bénéficier de ce couvre-chef métallique représente une bonne affaire: meilleure insonorisation de l'habitacle, rendement plus efficace de la climatisation et du chauffage, bref un confort accru. Idéal pour goûter aux plaisirs (hélas méconnus de plusieurs) que procure la conduite d'une MX-5 durant la saison blanche. À ces attributs spécifiques, il convient d'ajouter une meilleure protection pour repousser les actes de vandalisme dont les cabriolets à toit souple sont couramment la proie et un volume de coffre identique à son homologue en toile. Que des qualités. La cinématique du toit est relativement simple et le toit en dur n'est pas tellement lourd (36 kg), donc pas lieu de s'inquiéter d'une baisse des performances.

Éric Lefrançois
Éric Lefrançois COLLABORATION SPéCIALE

Le coût exigé (2195$) pour bénéficier de ce couvre-chef métallique représente une bonne affaire: meilleure insonorisation de l'habitacle, rendement plus efficace de la climatisation et du chauffage, bref un confort accru. Idéal pour goûter aux plaisirs (hélas méconnus de plusieurs) que procure la conduite d'une MX-5 durant la saison blanche. À ces attributs spécifiques, il convient d'ajouter une meilleure protection pour repousser les actes de vandalisme dont les cabriolets à toit souple sont couramment la proie et un volume de coffre identique à son homologue en toile. Que des qualités. La cinématique du toit est relativement simple et le toit en dur n'est pas tellement lourd (36 kg), donc pas lieu de s'inquiéter d'une baisse des performances.

Pour le reste, rien ne change, et le charme opère à plein. Le séant au ras du bitume et le court levier de vitesse à portée de main, le conducteur retrouve rapidement ses repères dans cet habitacle où on ne se sent plus aussi coincé qu'autrefois. Fidèle à ses anciennes habitudes (les dernières créations du constructeur sont aujourd'hui moins convaincantes sur cet aspect), Mazda a habillé l'habitacle de matériaux agréables à l'oeil et au toucher. Rien à redire non plus sur la qualité de l'assemblage, ni l'agencement des couleurs. Le tableau de bord, implanté légèrement plus haut, enchâsse une instrumentation complète et parfaitement lisible et, dans sa partie centrale, des commandes faciles à utiliser. Seuls les grands gabarits (1,90 mètre et plus) se sentiront à l'étroit.

Sur les routes sinueuses, cette petite décoiffée nous a prouvé qu'elle était encore aussi ébouriffante. Disons-le tout de suite: ce ne sont pas les 170 chevaux de son moteur quatre-cylindres qui nous ont dépeignés. Ce 2,0 litres est plutôt sympathique, mais livre 90% de son couple dès que l'aiguille du compte-tours atteint les 2500 tr/min. De quoi enrouler tranquillement les sorties de virages lents pour goûter le paysage. En revanche, si l'envie vous prend de titiller les chevaux, vous êtes mieux de savoir jouer de la boîte de vitesse, au demeurant agréable, pour tirer la quintessence de cette mécanique qui pourtant bénéficie d'un dispositif de calage variable des soupapes.

Est-ce le moteur qui manque de tonus ou bien le châssis qui est sous-utilisé? Sans doute un peu des deux. Chose certaine, elle a les qualités dynamiques nécessaires pour faire galoper une quarantaine, voire une cinquantaine de chevaux supplémentaires. Plus sûre que la génération antérieure, la MX-5 actuelle se révèle cependant moins amusante à des vitesses réglementaires.

Guidée par une direction à la fois précise et rapide, la MX-5 s'inscrit en virage sans broncher et à des vitesses impressionnantes. Elle profite en cela de l'agilité liée à son architecture de propulsion, mais aussi de son poids savamment distribué entre l'avant et l'arrière. Et pour ajouter à la confiance que sa conduite inspire, mentionnons qu'au pont autobloquant sur les roues arrière s'ajoute un contrôle de stabilité électronique que le conducteur sportif et expérimenté s'empressera de débrancher par temps sec, à tout le moins. Sur une chaussée à faible coefficient d'adhérence, cet ange gardien rassurera sans doute ceux et celles qui en sont à leurs premières expériences aux commandes d'une propulsion (roues arrière motrices).

Profitant d'éléments suspenseurs raffinés, la MX-5 parvient à un compromis intéressant au chapitre du confort et du comportement. Le roulis en virage est bien contenu et les imperfections de la chaussée sont parfaitement lissées. Par contre, à haute vitesse, ces mêmes suspensions nous sont apparues un peu trop tendres, ce qui se traduit par un effet de flottement qui ébranle un brin la confiance que nous avions jusqu'ici en elle. De plus, la stabilité directionnelle ne nous ait pas apparu aussi solide qu'une Solstice ou une Sky, ses principales concurrentes. Par contre, la qualité de son freinage rassure. Les disques (ventilés à l'avant) ne surchauffent ni ne s'essoufflent après des freinages intensifs et répétés.