(Londres) Le constructeur Aston Martin a annoncé jeudi 500 licenciements dans le cadre d’une restructuration.

Agence France-Presse

Aston Martin, qui était déjà en difficulté avant le choc de la pandémie, a pâti de volumes de production plus faibles que prévu mais a également enregistré une hausse de productivité.  

Il compte économiser 10 millions de livres de coûts opérationnels par an avec ces suppressions de postes pour l’aider à revenir à la rentabilité.  

Autre signe du ralentissement économique qui frappe l'industrie automobile britannique, la chaîne de concessionnaires Lookers prévoit mettre à pied 1500 de ses 8100 employés. Elle va aussi fermer 12 sites à la suite du confinement, en plus de 15 autres annoncés en novembre. La marque conservera 136 sites à travers le pays.

Entré en vigueur le 23 mars au Royaume-Uni pour endiguer la pandémie de coronavirus, le confinement s’est traduit par un plongeon des ventes comme de la production automobile dans un marché déjà en crise.

L’annonce de Lookers, qui vise à économiser 50 millions de livres par an, intervient alors que les concessionnaires ont été autorisés à rouvrir lundi.

La semaine dernière, Aston Martin avait annoncé le départ de son directeur général Andy Palmer, qui avait piloté l’entrée en Bourse fin 2018, remplacé par Tobias Moers, actuel patron de Mercedes-AMG, division de bolides de course de Daimler.

Le constructeur a été sauvé de la faillite en début d’année par le milliardaire Lawrence Stroll. L’homme d’affaires canadien a pris une participation de 25 % au capital du constructeur dont il est devenu président exécutif.

Le constructeur a creusé ses pertes au premier trimestre, du fait notamment de la mise à l’arrêt de sa production et de la fermeture des concessionnaires pour lutter contre la COVID-19, mais Aston Martin connaissait un érosion de ses ventes bien avant la crise sanitaire, ce qui a entraîné une chute de son cours depuis son entrée à la Bourse de Londres en 2018.