Imaginez 250 000 voitures électriques dans la région de Montréal stationnées et branchées au réseau d'Hydro-Québec. C'est 250 000 puissants blocs de piles qu'il faut charger... mais qu'on peut aussi utiliser comme réserves pour équilibrer les besoins locaux du réseau électrique.

Publié le 22 mai 2011
Denis Arcand LA PRESSE

Une étude financée par le distributeur d'électricité anglais National Grid affirme que satisfaire les besoins des voitures électriques aura des avantages opérationnels pour les réseaux de distribution d'électricité. Ce sera comme saupoudrer d'innombrables batteries d'urgence dans tout le réseau.

Dès 2020, les autos électriques de Londres fourniront 6% du tampon dont le réseau a besoin pour répartir la tension et le courant selon les pointes de demande, qui varient de quartier en quartier. En acceptant que leur voiture soit rechargée graduellement durant toute la nuit (et non d'un coup), les propriétaires individuels auraient droit à des rabais représentant 18% du coût annuel de recharge de l'auto.

Les propriétaires de grands parcs de véhicules électriques pourraient aller plus loin et laisser le réseau reprendre, par moments, de l'électricité dans les batteries des véhicules immobilisés, pour répondre à une pointe de demande (une panne locale, ou une nuit très froide).

Ce serait l'équivalent de louer les batteries de ses autos et camions électriques au fournisseur d'électricité.