Comme ses rivales, les BMW Z3 et Z4, Mercedes SLK, Porsche Boxster et Cayman, l'Audi TT est une voiture indémodable dont la valeur de revente est passablement intéressante.

Publié le 28 févr. 2010
Jean-François Guay, collaboration spéciale LA PRESSE

Toutefois, par rapport à ses concurrentes, elle se démarque en étant la seule capable de vivre au Québec 12 mois par année. Il est vrai, l'adage disant: «Il vaut mieux avoir un portefeuille bien garni pour rouler en Z4 ou Cayman», puisque ces voitures sport sont mal adaptées à l'hiver et il faut nécessairement posséder un deuxième véhicule durant la saison froide. Pour ceux qui désirent conduire une voiture sport toute l'année, la TT est toute désignée.

Sûre et maniable grâce à sa traction intégrale Quattro sur les surfaces glissantes (il existe aussi des TT à traction avant), elle permet de faire des économies en entretien, en plaques d'immatriculation et en assurances puisqu'elle permet d'épargner les coûts liés à l'utilisation d'un deuxième véhicule.

Certes, ce ne sont pas tous les propriétaires de TT qui osent laisser leur dulcinée se frotter à l'hiver. Cependant, il est tentant de le faire puisque les sensations au volant de cette Audi sont incomparables. Hormis une Porsche 911 Carrera 4, vendue deux fois le prix d'une TT Quattro, aucun autre coupé sport deux portes ne procure autant de maîtrise sur une route enneigée ou glacée. On comprendra que le coupé TT à toit dur est mieux adapté que le modèle décapotable dont le toit souple est vulnérable au calcium et aux amoncellements de glace et de neige.

Redessinée en 2008, la dernière TT propose un habitacle plus vaste et convivial que le modèle précédent. Sous le capot, on trouve un 4-cylindres turbo de 2 litres (200 chevaux) ou un V6 de 3,2 litres (250 chevaux). Toutefois, avec l'arrivée de la version TTS à moteur 2 litres turbo de 265 chevaux en 2009, la commercialisation du V6 a été abandonnée en 2010. Quant à la première génération (2000-2006), elle était propulsée par un 4-cylindres turbo de 1,8 litre. Celui-ci développait 180 chevaux dans le modèle tracté et 225 chevaux lorsqu'il était couplé au rouage intégral. Le V6 de 3,2 litres est apparu au catalogue en 2004.

Parmi les points à vérifier, il faut se méfier des modèles des années 2000 et 2001, car leur stabilité à haute vitesse pourrait être problématique. Pour y remédier, Transports Canada avait imposé certains correctifs (voir le tableau ci-contre). Compte tenu du prix de certaines pièces de remplacement et de la complexité de la mécanique, il est préférable d'opter pour un modèle certifié ou offrant une garantie complète.