Les bagnoles d'autrefois avaient de la gueule. On ne laissait pas grand-chose au hasard, jusque dans le design des enjoliveurs de roues.

Pierre-Marc Durivage LA PRESSE

Ceux d'aujourd'hui font en effet bien pâle figure quand on les compare... «Ce sont des oeuvres d'art, insiste Christopher Spillane, de la boutique montréalaise Il était deux fois. Au départ, je pensais les utiliser comme bases de lampe, mais j'ai eu l'idée d'en faire des horloges. Les anciens enjoliveurs sont faits de chrome et sont franchement lourds, ça n'a rien à voir avec les pièces de vulgaire plastique utilisées de nos jours.»

Pour M. Spillane, c'est donc «vintage» et rien d'autre. Il s'approvisionne auprès de collectionneurs qui lui refilent certaines pièces trop endommagées pour être utilisées dans la restauration de voiture. Et ça marche. Une centaine d'horloges ont été vendues jusqu'à maintenant, dont certaines en Europe. «Les modèles provenant de grosses Cadillac sont particulièrement populaires en France», précise M. Spillane.

Jean-François Mercier a quant à lui acheté quelques exemplaires pour meubler le décor de son talk-show Un gars, le soir. Une vingtaine d'enjoliveurs sont en montre dans les boutiques du boulevard Saint-Laurent et dans celle - ouverte l'été - du quai King Edward, dans le Vieux-Port. Les moins chers se vendent à un peu moins de 70$ alors que les plus coûteux - ceux de la Mustang Mach-11 969 - frôlent les 100$. «Je vais sans doute en fabriquer quelques-uns de plus pour la fête des Pères», a précisé en terminant M. Spillane. Avis aux intéressés!

www.iletaitdeuxfois.com

Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse