Pour Wendelin Windeking, ce projet de réduire à 120 grammes par kilomètre, contre environ 160 actuellement, les émissions des voitures neuves d'ici à cinq ans est «totalement naïf».

AGENCE FRANCE-PRESSE

Pour Wendelin Windeking, ce projet de réduire à 120 grammes par kilomètre, contre environ 160 actuellement, les émissions des voitures neuves d'ici à cinq ans est «totalement naïf».

Son homologue Christian Streiff, patron du constructeur français Peugeot, cité par le journal, le décrit lui comme «totalement irréaliste».

Les deux groupes ont décidé de présenter un front commun et une attitude ferme contre l'UE.

«Nous nous sommes mis d'accord sur les bases d'un règlement au sein de l'ACEA» (regroupement des constructeurs européens), a ajouté Matthias Wissman, président de l'association des constructeurs allemand VDA.

Le journal précise que les constructeurs n'ont néanmoins par réussi à se mettre d'accord sur les détails de leur action.

Les groupes allemands, qui produisent de plus grosses voitures, plus polluantes, voudraient que les émissions autorisées soient calculées en fonction du poids et de la taille des véhicules, alors que les constructeurs italiens et français sont d'accord pour l'instauration d'une limite commune à toutes les automobiles.

L'UE a menacé les constructeurs de sanctions financières s'ils ne se mettaient pas en conformité avec les nouvelles réglementations, qui sont critiquées par nombre de constructeurs, dont DaimlerChrysler. La Commission européenne veut présenter son projet au plus tard au premier semestre 2008.