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Volpone : interminable

Le jeune baryton Gordon Bintner dans Volpone.... (PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION)

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Le jeune baryton Gordon Bintner dans Volpone.

PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION

Claude Gingras
La Presse

Dans Volpone, comédie de l'écrivain britannique Ben Jonson créée en 1606, un loustic annonce sa mort imminente à trois de ses proches et en obtient ainsi des cadeaux d'autant plus somptueux qu'il a nommé chacun son unique héritier. Le sujet a été repris par d'autres dramaturges, puis porté à Broadway, au cinéma et à la scène lyrique.

Un autre opéra en a été tiré en 2004, aux États-Unis, par un compositeur du nom de John Musto, sur un livret signé Mark Campbell. Le Volpone de ces deux inconnus vient de prendre l'affiche de l'Atelier de McGill pour trois représentations.

Le spectacle lui-même est fort beau. Un plateau tournant, au milieu d'une forêt, permet de passer rapidement d'un lieu à un autre, dans le tourbillon d'une vingtaine de personnages aux costumes, perruques et maquillages imaginatifs. Une fois encore, le spectateur est impressionné par ce que McGill réussit avec des moyens limités.

La distribution est dominée par le jeune baryton Gordon Bintner, grand lauréat du Concours OSM en 2011, qui incarne le fourbe Volpone avec l'aisance scénique et la dimension vocale d'un artiste complet. Autour de lui, le niveau de jeu et de chant est, dans l'ensemble, très acceptable, mais aucun sujet n'est à signaler.

La soirée - deux heures et demie, y compris l'entracte - semble interminable. Le sujet, on l'a vu, a été maintes fois adapté. C'est donc qu'il offrait de l'intérêt. La présente production permet de dire que le tandem Musto-Campbell y a échoué. Le texte est extrêmement bavard. Trop souvent, tout le monde chante et crie en même temps et les surtitres, en caractère serré, sont en anglais seulement. Enfin, et surtout, la musique se ramène généralement à un tapageur ramassis de Copland, Bernstein, Barber, Prokofiev, Menotti, Orff et quoi encore.

Le chef invité Julian Wachner obtient une bonne coordination entre l'orchestre et le plateau. Le compositeur assistait à la première mercredi soir. Présent lui aussi, Alexis Hauser, le chef de l'Orchestre symphonique de McGill, a certainement eu du mal à reconnaître sa formation, réduite de 100 à 27 musiciens, avec des cordes parfois assez fausses pour qu'on se demande si M. Musto écrit en quart de ton.

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VOLPONE, opéra bouffe en deux actes, livret de Mark Campbell d'après la comédie Volpone, or The Fox, de Ben Jonson, musique de John Musto (2004). Production: Atelier d'opéra de McGill. Mise en scène: Patrick Hansen. Décors: Vincent Lefèvre. Costumes: Ginette Grenier. Maquillages: Florence Cornet. Éclairages: Serge Filiatrault. Orchestre symphonique de McGill. Dir. Julian Wachner. Pollack Hall de McGill. Première mercredi soir. Autres représentations: vendredi, 19 h 30, et dimanche, 14 h. Avec surtitres anglais.




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