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2500 personnes pour Mozart

L'orchestre qu'on retrouve au concert du Vendredi saint de la Société... (Photothèque La Presse)

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Photothèque La Presse

Claude Gingras
La Presse

L'orchestre qu'on retrouve au concert du Vendredi saint de la Société Philharmonique de Montréal est habituellement composé de surnuméraires - ce qu'on appelle un «pick-up». Cette année, Miklos Takacs modifiait la formule et confiait l'événement à Michel Brousseau et son Orchestre Philharmonique du Nouveau Monde - nom un peu ambitieux pour une modeste formation d'une trentaine de musiciens.

Le programme n'offrait rien de très original: M. Brousseau reprenait le Requiem de Mozart qu'il a dirigé on ne sait plus combien de fois - et encore en novembre dernier avec trois des mêmes solistes - et M. Takacs dirigeait l'orchestre invité dans l'Inachevée de Schubert, qu'il a aussi faite à quelques reprises. Bien sûr, les deux chefs dirigeaient de mémoire.

 

Loin de se plaindre du programme, le public accourut en nombre record. Dès 19h30, les files d'attente bloquaient les entrées de l'église Saint-Jean-Baptiste. À 20h, il ne restait presque plus de places à l'intérieur - l'église contient 2500 personnes - et la foule continuait d'entrer, retardant de 25 minutes le début du concert.

Le résultat musical fut en accord avec le succès d'assistance. De nouveau, M. Takacs aborda le Schubert très lentement, avec la reprise, conférant ainsi à l'oeuvre un rare dramatisme, qualité que M. Brousseau obtint dans le Requiem avec des tempi généralement rapides. Le choeur de plus de 200 voix chanta avec beaucoup d'énergie et le petit orchestre accompagna très convenablement.

Médiocres dans le Requiem de novembre, Maria Knapik, Michelle Sutton et Steeve Michaud offrirent vendredi un travail un peu plus soigné. Néanmoins, le jeune baryton Stephen Hegedus fut, des quatre solistes, le seul à chanter impeccablement et avec style, qualités qu'il confirma ensuite dans un air du Messie.

De l'oratorio de Handel, le choeur chanta le célèbre Hallelujah! et, de Mozart, l'Ave verum corpus.

Haydn et Mendelssohn

La récente intégrale des Quatuors à cordes de Haydn ne comportait que les 68 quatuors authentiques et omettait donc le groupe de sept quatuors portant le titre Les Sept dernières paroles du Christ en croix, qui sont des transcriptions d'oeuvres pour orchestre.

L'altiste Jean-Philippe Tremblay complétait en quelque sorte l'intégrale en jouant ces transcriptions avec trois jeunes cordistes, mercredi aux JMC.

Totalisant 53 minutes, cette audition sans les reprises comportait la lecture avant chaque pièce, par Judith Pelletier, de la brève «parole» et d'un commentaire tiré de l'oratorio que Haydn composa sur le même sujet. Une réalisation impeccable et sentie.

Jeudi soir, salle archi-comble au Bon-Pasteur pour le Trio Reiner marquant le double bicentenaire Haydn-Mendelssohn. Le violoniste Jonathan Crow, le pianiste Paul Stewart et la violoncelliste Elizabeth Dolin se montrèrent d'égale force, voire égaux à bien des trios chevronnés.

En complément: In the Eagle's Eye, pièce de 15 minutes, de 1995, du Canadien Andrew McDonald, qui est tonale, contient de vrais thèmes, et parle un langage d'aujourd'hui. En rappel: l'Andante grazioso du Trio op. 101 de Brahms.

ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DU NOUVEAU MONDE et choeurs.

Dir. Miklos Takacs et Michel Brousseau. Vendredi soir, église Saint-Jean-Baptiste.

ENSEMBLE INSTRUMENTAL.

Mercredi soir, Maison des JMC.

TRIO REINER.

Jeudi soir, Chapelle historique du Bon-Pasteur.

 




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